Kagbélén : trois enfants meurent dans l’incendie d’un atelier de menuiserie

il y a 3 heures 17
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À Kégbélén-Kaléma, dans la commune de Kagbélén, un incendie a coûté la vie à trois enfants dans un atelier de menuiserie. Moussa Camara (13 ans) et Issa Camara (14 ans), issus d’une même famille, ainsi qu’Oumar Camara (10 ans), l’un de leurs amis, ont péri dans ce sinistre d’origine encore inconnue.

Les flammes ont été constatées aux environs de 3h du matin. Les personnes venues porter secours se sont révélées impuissantes face à l’ampleur de l’incendie et n’ont malheureusement rien pu faire pour sauver les quatre occupants de l’atelier. Grâce à des efforts conjugués et notamment à l’arrivée, bien que tardive, des services de sapeurs-pompiers, une seule personne a pu être sauvée, mais avec de graves blessures.

« C’est aux environs de 4 heures du matin que nous avons été appelés pour nous informer que notre atelier était en train de brûler. Je travaille ici avec mon frère jumeau, qui est tapissier. Nous tenions l’atelier à deux : lui et ses apprentis d’un côté, et moi de l’autre. Mais tout a été ravagé par les flammes. Nous avons tout perdu. Dans cet atelier, il y avait des machines, des instruments de travail, des lits, des fauteuils, des portes… absolument tout. La perte la plus douloureuse reste toutefois le décès de trois personnes. Deux apprentis ont trouvé la mort, ainsi qu’un de leurs amis qui était venu passer la nuit avec eux. Lorsque nous sommes arrivés vers 4 heures, le feu était déjà très violent. On m’a d’abord parlé d’une seule personne décédée, mais j’ai fait remarquer que plusieurs personnes passaient habituellement la nuit ici. C’est finalement ainsi que les deux autres corps ont été retrouvés. Une seule personne a survécu, la plus âgée d’entre eux. Elle s’en est sortie avec de graves brûlures et se trouve actuellement hospitalisée dans un état critique », a expliqué Alseny Samoura, maître menuisier.

Le père d’Issa Camara a été l’un des premiers secours à arriver sur les lieux. Malheureusement, il a assisté, impuissant, à la mort de son fils. Cet enfant, qui était apprenti chauffeur, a péri, et c’est uniquement son corps qui a pu être récupéré, enlacés les uns contre les autres.

« Je suis resté avec mon fils à jouer jusqu’aux environs de 22 heures. À ce moment-là, je lui ai demandé de rentrer, car il se faisait tard. Il m’a répondu qu’il allait passer la nuit ici avec ses amis. Ce sont avec ces mêmes amis qu’il joue et passe presque tout son temps. Habituellement, il dort dans un véhicule, puisqu’il est apprenti chauffeur. Aux environs de 3 h 40, ma femme a aperçu les flammes et m’a réveillé. Dès que je suis sorti, j’ai immédiatement pensé que mon fils était décédé. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, les flammes étaient gigantesques et il nous était impossible de sauver les enfants. Nous avons tout fait pour tenter quelque chose, jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers, qui ont finalement réussi à maîtriser le feu. Mon fils est mort, ainsi que deux de ses amis. La quatrième personne qui était avec eux est actuellement hospitalisée, avec de graves blessures. Nous demandons à l’État de nous venir en aide », a-t-il déclaré.

À l’État, ces deux responsables de familles demandent de l’aide. Cet atelier constituait leur seule source de revenus.

« Cet atelier représentait tout pour nous. C’est grâce à lui que nous prenions en charge nos familles, ici comme au village. Aujourd’hui, nous avons tout perdu. Nous demandons donc à l’État de nous soutenir, car nous sommes ses enfants », a renchéri Alseny Samoura

Les corps des deux victimes seront inhumés ce soir. Quant au survivant, il se trouvait encore dans une clinique située non loin du lieu de l’incendie.

MohamedNana BANGOURA

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