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L’interdiction des zones Wi-Fi sur le territoire guinéen continue de susciter des réactions. L’Union de la défense des consommateurs estime qu’il serait plus judicieux de réglementer le secteur plutôt que de procéder à une interdiction pure et simple.
Contacté ce lundi 6 avril 2026, M’bany Sidibé affirme avoir appris la nouvelle avec « une grande surprise » et une « profonde inquiétude ». Il rejette notamment l’argument avancé par les autorités, selon lequel cette mesure viserait à sécuriser les données des utilisateurs.
« C’est avec une grande surprise et une vive préoccupation que nous avons appris cette décision. Dire que cela vise à sécuriser les données personnelles des clients nous paraît peu convaincant. Aujourd’hui, tous les équipements et systèmes informatiques doivent être homologués et autorisés par l’ARPT. Aucun matériel de télécommunication ne peut fonctionner sans certification préalable », a-t-il expliqué.
L’activiste rappelle également que la Guinée figure parmi les pays d’Afrique de l’Ouest où le coût de l’internet reste élevé. Selon lui, les zones Wi-Fi constituent une alternative importante pour les populations, d’où la nécessité de favoriser la concurrence plutôt que de la restreindre.
Dans cette optique, M’bany Sidibé plaide pour la mise en place d’un cadre réglementaire clair. Il invite les autorités compétentes à agir rapidement.
« Nous appelons le ministère de l’Économie numérique et celui de la Communication à mettre en place une équipe chargée d’élaborer un cahier des charges, d’attribuer des autorisations et de laisser ensuite l’ARPT assurer le contrôle du respect des règles. Les manquements doivent être sanctionnés, mais aller directement vers la sanction n’est pas normal », a-t-il insisté.
Par ailleurs, le président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée invite les exploitants des zones Wi-Fi à se conformer à la réglementation en vigueur.
« Nous interpellons également les acteurs du secteur à se mettre en règle. Il est surprenant de constater que certains opéraient en dehors de tout cadre légal. L’État doit accompagner ces acteurs vers la régularisation, plutôt que de les sanctionner brutalement », a-t-il ajouté.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 3 heures
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