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Les chrétiens de Guinée et du monde entier ont célébré avec ferveur la fête de Pâques ce dimanche 5 avril 2026. À cette occasion, de nombreux fidèles se sont rendus dans les églises à travers le pays pour commémorer la résurrection de Jésus-Christ. C’était le cas à la paroisse Saint-Augustin de Taouyah, située dans la commune de Ratoma. Dans son homélie, le père Christian Gbanamou a porté dans ses prières les malades ainsi que toutes les personnes en difficulté. Au cours de la messe, il a également dénoncé l’injustice qui caractérise la société actuelle, déplorant que le mal soit acclamé tandis que le bien est piétiné, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.
Lors de la messe, le père Christian Gbanamou a porté dans ses prières les malades ainsi que toutes les personnes en difficulté. « Jour de Résurrection, jour de salut pour toute l’humanité ! Oui, que résonne en ce jour de Pâques, dans nos cœurs, dans nos maisons, dans nos vies, le signe de l’accueil que nous avons réservé à la lumière du Ressuscité et la joie qui vient de lui ! Je pense en ce jour solennel spécialement à tous nos fidèles malades, alités ou encore retenus par quelque autre empêchement, mais qui, en ce jour béni, sont en communion de louange et d’actions de grâce à Dieu avec toute notre communauté ecclésiale, dans vos maisons, dans les hôpitaux ou dans les prisons. Que la paix de Dieu garde vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus, ressuscité d’entre les morts ! En ce matin de Pâques, le Seigneur Jésus, le Ressuscité, vient à la rencontre de toute l’humanité. Pendant la Semaine sainte, nous avons compati à ses souffrances. Face à lui, nous avons compris nos propres situations humaines, le drame des vies humaines dans le monde de notre temps. La résurrection du Christ, en effet, est le fondement de notre foi ; car si le Christ n’était pas ressuscité, vaine serait notre foi, vaine notre prédication, vaine aussi notre espérance », a-t-il souligné.
Par ailleurs, le père Christian Gbanamou dénonce l’injustice qui caractérise la société actuelle, tout en déplorant que le mal soit acclamé tandis que le bien est piétiné. « Frères et sœurs, en célébrant la résurrection du Christ en ce jour, cherchons à savoir qui va bénéficier du “privilège pascal”. Puisque ce fut la coutume juive de libérer un condamné à la fête de Pâques, les grands prêtres et le peuple tout entier vont exiger la libération de Barabbas qui, en fait, était un bandit. Oui, le peuple préfère la présence d’un bandit en son sein à celle d’un innocent. Il préfère le mal au bien, la mort à la vie. Mais Dieu est Dieu ! Et nous, considérons un tant soit peu notre société, tout en fermant les yeux du côté de la justice. Dans la circulation, c’est celui qui bafoue le code de la route qui est respecté et applaudi. Celui qui a le sens du bien commun et le respect du code est insulté et maudit. Dans les services, les écoles, les hôpitaux, c’est celui qui exige que la barbe soit mouillée qui survit et vit. C’est le corrompu qui émerge. L’homme intègre est méprisé et redouté. Jusqu’à quand allons-nous continuer à préférer Barabbas à Jésus ? Jusqu’à quand allons-nous continuer à exiger le mal et rejeter le Bien-Aimé incarné ? », a-t-il fustigé.
Fidèle de la paroisse Saint-Augustin de Taouyah, Pépé Armand Soropogui se réjouit de célébrer Pâques. Pour lui, ce temps de jeûne, marqué par le recueillement et la contrition, a été l’occasion de prendre conscience de la faiblesse humaine et des péchés, avec l’espoir d’obtenir le pardon divin.
Pépé Armand Soropogui fidèle chrétien de la paroisse Saint-Augustin-le-Taurien« Pour Pâques, je dirais que c’est pour moi la plus grande fête de l’Église catholique. C’est le tournant majeur de notre foi en tant que catholiques, parce que la résurrection du Christ est l’événement sur lequel repose notre foi et toute notre espérance. Aujourd’hui, nous sommes joyeux parce qu’après un temps de carême que nous avons vécu avec beaucoup de pénitence, nous sommes dans l’allégresse, parce que nous avons une raison d’espérer, une raison de croire : celui en qui nous avons mis notre foi est sorti du tombeau, il a vaincu la mort, il est vivant ; et en cela, nous sommes joyeux. La période de jeûne était un temps de recueillement, un temps de contrition qui nous a permis de prendre conscience de beaucoup de choses : de notre faiblesse humaine, mais aussi de nos péchés, du fait que nous nous sommes éloignés de Dieu par notre comportement, par notre agir. Mais l’espérance que nous avons derrière, c’est la miséricorde de Dieu qui nous pardonne malgré nos péchés, malgré notre comportement. Et aujourd’hui, nous couronnons ce temps, ce temps où nous avons regretté amèrement nos péchés, où nous nous sommes détournés et où nous avons pris l’engagement de revenir vers Dieu… »
Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
The post « C’est le corrompu qui émerge. L’homme intègre est méprisé et redouté » : le cri de cœur du père Christian Gbanamou first appeared on Guineematin.com.
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