Interdiction des Wifi zone en Guinée : les acteurs du secteur demandent une audience avec l’ARPT

il y a 2 heures 15
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Les membres de l’Union nationale des exploitants de Wifi zone de Guinée (UneWiz) ont animé ce samedi 25 avril 2026 une conférence de presse à Conakry. La démarche vise à expliquer l’importance des Wifi zone, dont les activités ont été interdites depuis le 30 mars dernier par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT). Ils ont formulé de nombreuses critiques contre cette mesure et ont mis l’occasion à profit pour demander l’accompagnement du président de la République, mais aussi une audience avec l’ARPT pour discuter de la régularisation de leur activité, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

Dans sa communication, la porte-parole de la structure, Kadiatou Loulou Diallo, affirme qu’il y a plus de 1 500 exploitants de Wifi zone identifiés en Guinée.

Kadiatou Loulou Diallo, porte-parole de l’union des exploitants de Wifi zone

« Notre union, qui a été créée le 19 avril 2026, regroupe déjà plus de 1 500 exploitants sur tout le territoire national. Aujourd’hui, je m’adresse à l’ARPT, au gouvernement et surtout au président de la République, Son Excellence le président Mamadi Doumbouya. Le Wifi zone, ce n’est pas un luxe, ce n’est pas un caprice. C’est un pont entre nos jeunes et le savoir mondial. Fermer le Wifi zone, c’est dire aux étudiants : ton voisin du Sénégal, du Ghana, en Côte d’Ivoire a le droit d’apprendre et toi non ! Nous refusons cette inégalité… Pour ce qui est des chiffres, il y a plus de 1 500 exploitants de Wifi zone identifiés en Guinée. Ce chiffre grandit chaque mois. Et chaque Wifi zone emploie directement de 1 à 5 personnes : le gérant, le technicien et parfois le vendeur de tickets. Au total, ce sont plus de 10 000 emplois directs et indirects. Chaque exploitant a investi entre 7 et 30 millions de francs guinéens de son propre argent : antennes, câbles, abonnements, location d’espaces. Ce sont des milliards de francs d’investissements », a-t-elle déclaré.

Selon Kadiatou Loulou Diallo, chaque jour, des centaines de milliers de Guinéens se connectent à Internet grâce aux Wifi zone. Et cela apporte une plus-value dans chaque secteur de notre économie.

« Des étudiants, des commerçants, des artisans, des mères de famille, des gens qui, sans nous, n’auraient pas accès à Internet. Nous ne sommes pas un problème. Nous sommes une solution que l’État n’a pas eu à financer. Dans l’éducation par exemple, l’étudiant que j’ai souligné tout à l’heure n’est pas un cas isolé. Des milliers de jeunes Guinéens utilisent le Wifi zone pour accéder à YouTube éducatif, à des cours en ligne. Les enseignants eux-mêmes viennent préparer leurs leçons dans les Wifi zone. Dans le domaine de la santé, si un infirmier a besoin de vérifier un dosage de médicament, il se connecte au Wifi zone pour avoir l’information en 30 secondes et sauver une vie. Sans Wifi zone, cet infirmier doit attendre, deviner ou envoyer quelqu’un en ville… », a-t-elle énuméré.

Poursuivant son intervention, la porte-parole a précisé que « fermer ou restreindre les Wifi zone, ce n’est pas seulement freiner ou supprimer un service Internet. C’est freiner l’éducation de nos enfants, compliquer le travail de nos enseignants, de nos soignants, ralentir le commerce de nos marchands et couper nos agriculteurs du monde ».

Pour toutes ces raisons, la structure sollicite l’accompagnement du président de la République. Elle demande également une rencontre avec l’ARPT pour discuter du cadre de régularisation de leur secteur.

« Le communiqué du 30 mars 2026 nous a dit que notre activité n’était pas autorisée. Nous l’avons entendu. Nous ne sommes pas là pour défier l’autorité de l’État. Aujourd’hui, nous ne vous demandons pas de l’argent, nous ne vous demandons pas de privilèges, nous vous demandons simplement un cadre. Un cadre pour travailler dans la légalité. Un cadre qui protège nos investissements, qui nous permet de contribuer aux recettes de l’État. L’innovation des jeunes ne doit pas être punie. Elle doit être encouragée et structurée. Accompagnez-nous, Monsieur le Président, nous ferons honneur à la Guinée. Nous demandons une audience officielle avec l’ARPT pour discuter du cadre de régularisation », a laissé entendre Kadiatou Loulou Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 627 / 664 513 227

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