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Quatrième à la présidentielle du 28 décembre 2025 avec 2,04 % des suffrages exprimés, le Bloc Libéral (BL) entend désormais se repositionner en vue des prochaines échéances. Le parti a confirmé son intention de participer aux élections législatives et communales annoncées pour le 24 prochain, dans un contexte où le calendrier électoral continue d’alimenter les débats politiques.
Dans un entretien à Guinee360, Oumar Sanoh, le président du BL, affirme que sa formation ne s’est pas préparée dans l’urgence. Selon lui, le BL travaille sur cette perspective « depuis le début de la transition », partant du principe qu’une période transitoire, quelle qu’en soit la durée, débouche inévablement sur des scrutins. « Nous avons pris acte du décret. Techniquement, nous sommes prêts et nous poursuivons le travail avec nos équipes », assure-t-il, évoquant une organisation déjà structurée en interne.
Reste que le parti ne cache pas ses réserves sur le cadre électoral actuel. Les revendications formulées lors de la dernière présidentielle — notamment l’audit du fichier électoral — n’auraient, à ses yeux, pas reçu de réponse satisfaisante. Oumar Sanoh estime que plusieurs dysfonctionnements ont entaché les précédents processus, citant l’implication d’administrateurs territoriaux, de forces de défense et de sécurité ou encore de chefs de délégations spéciales. Des éléments qui, selon lui, ont pu nourrir un climat de suspicion, même si aucune réforme d’ampleur n’a, pour l’heure, été engagée publiquement sur ces points.
Dans ce contexte, le Bloc Libéral propose la création d’un organe technique indépendant chargé de l’organisation des élections. Une telle structure, soutient son président, pourrait contribuer à renforcer la crédibilité du processus et à réduire les contestations post-électorales. L’idée d’un mécanisme plus autonome n’est pas nouvelle dans le débat politique guinéen, mais elle ressurgit avec insistance à l’approche des prochains scrutins.
Sur le plan matériel, le parti affirme avoir anticipé les besoins. Oumar Sanoh évoque la mobilisation de ressources internes, la préparation des candidatures et la mise en place de quotas pour les investitures. « Nous prenons les dispositions nécessaires pour financer la campagne de nos candidats », explique-t-il, tout en reconnaissant que l’enjeu financier pourrait constituer un défi pour de nombreuses formations politiques.
Entre volonté de participation et exigence de réforme, le BL tente ainsi de se positionner comme un acteur à la fois engagé dans le processus et critique de ses modalités. Reste à savoir si son appel à un organe technique indépendant trouvera un écho auprès des autorités et des autres partis engagés dans la compétition électorale.
L’article Élections législatives et communales : le Bloc Libéral plaide pour un organe technique indépendant est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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