Éducation: trois commissions lancées, le gouvernement tente de désamorcer la menace de grève

il y a 2 heures 14
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Pour apaiser les tensions persistantes dans le secteur éducatif, le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale a réuni, ce vendredi 17 avril 2026, les membres de la commission chargée de finaliser la révision du statut particulier de l’Éducation. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier entre le gouvernement et l’intersyndicale composée de la FSPE, du SLECG et du SNE.

À l’issue de cette rencontre, le secrétaire général du ministère, Aboubacar Kourouma, a annoncé le lancement effectif des travaux de trois commissions, saluant « le couronnement des engagements pris par le gouvernement ».

La première commission a pour mission de réexaminer les dossiers des ex-enseignants contractuels non retenus, malgré leur participation aux différentes évaluations. « Nous avons lancé les travaux de cette commission chargée de revoir la liste des ex-enseignants contractuels ayant participé à la biométrie et aux pratiques de classe, mais qui n’ont pas été retenus. Étant donné qu’il s’agissait d’un concours avec un nombre de places limité, il est nécessaire de toiletter cette liste afin d’éviter toute infiltration », a-t-il expliqué.

La deuxième commission est chargée de vérifier la régularité des nominations des enseignants occupant des postes de responsabilité, une étape préalable à l’octroi des primes.

Quant à la troisième commission, elle devra finaliser la révision du statut particulier de l’éducation. Sur ce point, Aboubacar Kourouma a assuré que « le gouvernement mettra les moyens nécessaires à disposition », notamment en accompagnant le processus par des missions de benchmark à l’étranger, afin de s’inspirer des meilleures pratiques. L’ambition affichée est claire : doter la Guinée d’un cadre juridique solide, capable de protéger le corps enseignant et de mieux encadrer la gestion de ce personnel.

Face aux menaces de grève brandies par certains syndicats, le gouvernement se veut rassurant. « Il n’y a pas lieu de menacer, encore moins de déclencher une grève, dans la mesure où le gouvernement est engagé dans le respect de ses obligations », a insisté le secrétaire général, précisant que les arrêtés portant création de ces commissions avaient été signés avant même la tenue de certaines assemblées syndicales.

Du côté syndical, le président du SLECG, Aboubacar Soumah, a salué « la concrétisation des engagements », tout en rappelant que ces commissions devront se pencher sur des questions essentielles, notamment l’applicabilité du protocole d’accord, le recensement des anciens contractuels, la gestion des primes et la révision du statut.

Il convient de noter que les secrétaires généraux de la FSPE et du SNE se sont fait représenter par leurs mandataires. Seuls la secrétaire générale et le président du SLECG ont personnellement pris part à la rencontre.

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