Dubréka : les forces de sécurité mobilisées pour le dégagement des gravats au KM5

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Après Madina et Sanoyah, Dubréka s’inscrit à son tour dans la dynamique d’assainissement des emprises publiques. Tôt dans la matinée de ce lundi 13 avril 2026, les forces de sécurité ont investi le KM5 pour libérer et nettoyer les abords de la route.

Interrogé dans son bureau, le secrétaire général de la commune urbaine de Dubréka, faisant office de maire, a justifié cette opération.

« Le but est de rendre la circulation fluide, d’amener les occupants à libérer les emprises afin de permettre aux véhicules et aux usagers de circuler dans de meilleures conditions. Les autorités préfectorales et communales prennent des dispositions idoines pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, même si le contexte reste délicat à plusieurs égards », a-t-il expliqué.

Si cette opération n’est pas une première, les autorités locales entendent cette fois-ci inscrire l’action dans la durée. Aboubacar Magassouba affiche ainsi sa volonté de pérenniser ces initiatives.

Conscient de l’amertume des personnes déguerpies, il assure néanmoins que cette mesure vise avant tout l’intérêt général. Il indique par ailleurs qu’une collaboration étroite avec les autorités préfectorales est en cours afin de trouver des solutions d’accompagnement pour les personnes affectées.

« Pour le moment, nous travaillons en synergie pour prendre des dispositions appropriées. Nous comprenons parfaitement l’amertume et la situation que vivent les populations concernées. Mais il est important de rappeler que les emprises ne doivent pas être occupées. Les autorités réfléchissent également aux moyens de mettre les personnes impactées dans de meilleures conditions », a-t-il ajouté.

Sur le terrain, certains déguerpis reconnaissent le bien-fondé de l’opération, malgré les difficultés qu’elle engendre. C’est le cas de Mariam Camara, installée au KM5 depuis plusieurs années.

« Je vends ici depuis longtemps. C’est grâce à ce petit commerce que je nourris ma famille. Mais c’est vrai que nous étions exposés et qu’il y avait souvent des accidents, parfois mortels », a-t-elle confié.

Mamadou Mouctar SYLLA depuis Dubréka pour Mosaiqueguinee.com

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