PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
À Conakry, l’opération de déguerpissement des emprises de la voie publique se poursuit et suscite de vives réactions. Ce mardi 27 janvier 2026, des femmes vendeuses installées le long de la route au niveau du marché de Sonfonia Gare ont été contraintes de quitter les lieux, dans un climat de désarroi et d’incompréhension.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les marchandes ont découvert à leur arrivée que leurs étals et toutes les autres installations commerciales situés dans le périmètre concerné avaient déjà été dégagées par les forces de l’ordre. Un véritable choc pour ces femmes, dont l’activité commerciale constitue l’unique source de revenus.
Aïssatou Bah, vendeuse« Nous avons beaucoup de peine aujourd’hui. Parce que les autorités sont venues nous déguerpir de là où nous avons l’habitude de chercher notre pain quotidien. Parce que c’est notre commerce qui nous permet de manger, de payer la scolarité des enfants et de faire face à d’autres charges. C’est pourquoi nous sortons tous les jours à 6 heures du matin pour rentrer à 20 heures », a indiqué Mme Aïssatou Bah, l’une des victimes de ce déguerpissement.
Le problème, ajoute-t-elle, c’est qu’il n’y a quasiment pas de marché à Sonfonia Gare. « Il y a plus de maisons d’habitations que d’espace pour le commerce ici. L’administratrice du marché a entamé la construction d’un hangar pour nous, mais elle n’a pas pu achever les travaux faute de moyens. Quand on nous dit de quitter nos places habituelles, on doit nous montrer où nous devons nous réinstaller. Mais on ne doit pas nous chasser et nous abandonner comme ça. Nous n’avons jamais dit que nous devons forcément rester au bord de la route. Nous voulons tout simplement qu’on aide à avoir un lieu sûr où nous pourrons vendre tranquillement », a dit cette vendeuse.
Si les vendeuses disent comprendre la nécessité de libérer les voies publiques, elles dénoncent surtout l’absence de solutions alternatives.
Yarie Camara, marchande« Ce matin, nous sommes venues trouver que nous n’avons plus de place où nous installer pour vendre. Nous n’avons aucune force et aucun pouvoir pour faire face à cette situation. Tout ce que nous pouvons, c’est demander aux autorités, qui nous ont chassées de nos places habituelles, de nous aider à avoir un autre endroit où nous installer et continuer nos activités. Parmi nous, il y a des veuves, il y en a dont les maris sont malades et d’autres dont les maris n’ont pas de travail. Donc, nous demandons à nos autorités de nous trouver de nouvelles places où nous allons nous réinstaller pour vendre », a dit Yarie Camara, une autre marchande.
Même son de cloche chez Mayéni Camara, qui interpelle directement le chef de l’État guinéen.
Mayéni Camara, marchande« Monsieur le Président Mamadi Doumbouya, c’est nous qui avons voté pour vous, mais nous ne l’avons pas fait pour ça. Nous n’avons pas de marché ici, ce sont les autorités locales qui nous ont aidées à nous installer ici pour vendre. Si on vient nous chasser d’ici, où irons-nous ? Nous sommes de pauvres marchandes, nos maris ne travaillent pas, et nous avons des enfants. C’est grâce à ce petit commerce que nous parvenons à vivre avec nos familles. Si on n’a plus de place pour vendre, comment allons-nous vivre ? », s’interroge cette mère de famille.
Mariama Barry pour Guineematin.com
The post Déguerpissement à Sonfonia Gare : « Nous n’avons pas voté pour ça », s’indigne une vendeuse first appeared on Guineematin.com.
.png)
il y a 4 heures
11


![Être ministre, ce n’est ni un jeu, ni du business, c’est une grande responsabilité ! [Tribune]](https://i0.wp.com/www.guinee360.com/wp-content/uploads/2026/01/Toulaye.jpg?fit=750%2C387&ssl=1)















![Reconduction de Bah Oury : le choix de la continuité, de l’urgence et des résultats [Par Alpha Camara]](https://mediaguinee.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2337.jpeg)
English (US) ·