CRIEF: l’ex président de la Cour constitutionnelle rejette avoir détourné 20 milliards GNF

il y a 2 heures 14
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Le procès de l’ancien président de la Cour constitutionnelle s’est ouvert ce mercredi 18 février 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

Aussitôt qu’il a comparu, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté les faits de détournement de deniers publics, de corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux qui lui sont reprochés.

« Sur toute la ligne, je ne reconnais aucun fait », a-t-il répondu au juge Yagouba Conté, qui venait de lui demander s’il reconnaissait ou non les infractions mises à sa charge.

Le juge s’est ensuite montré plus précis en évoquant un montant de 20 milliards de francs guinéens qu’il aurait détournés, selon l’accusation. Le prévenu a répliqué en martelant qu’en matière de gestion financière, on ne peut détourner que ce qui existe.

L’enseignant-chercheur a alors expliqué que, durant les trois années qu’il a passées à la tête de la Cour constitutionnelle, celle-ci n’a jamais bénéficié d’une subvention de 20 milliards de francs guinéens.

Selon lui, l’institution ne recevait qu’un milliard deux cents millions par trimestre comme subvention. Les frais de location du bâtiment abritant la Cour, estimés à 11 milliards de francs guinéens par an, étaient payés indépendamment de cette subvention, a-t-il précisé.

Comme il se faisait tard, la Cour a interrompu l’audience et renvoyé l’affaire au 23 février pour la suite des débats et la comparution des autres prévenus, qui seraient en fuite.

L’ex président de la Cour constitutionnelle est en détention à la maison centrale depuis plus de trois ans.

Sékou Diatéya Camara

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