CRIEF : l’État guinéen réclame 500 milliards GNF à Dr Mohamed Diané, ex-ministre d’Alpha Condé

il y a 2 heures 14
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Le procès de l’ancien ministre de la Défense, Mohamed Diané, poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, entre dans sa dernière phase.

Ce jeudi 5 mars 2026, l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État a présenté ses plaidoiries dans cette affaire devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

Selon Maître Pépé Antoine Lamah, les contrôles, rapports et pièces versés au dossier révèlent que lors du passage du prévenu à la tête du ministère de la Défense nationale, une différence injustifiée de 500 milliards de francs guinéens a été constatée dans les dépenses effectuées.

L’avocat est d’abord revenu sur la demande formulée par Mohamed Diané lors des débats. Celui-ci avait sollicité la Cour afin de faire comparaître l’intendant général du ministère de la Défense pour justifier certaines dépenses du département qu’il dirigeait.

« Monsieur le président, l’ordonnateur principal du budget du ministère de la Défense, c’est le docteur Mohamed Diané », a soutenu l’avocat.

Abordant d’autres aspects du dossier, Me Pépé Antoine Lamah affirme que le prévenu aurait tenté de brouiller la procédure judiciaire.

« Le prévenu a voulu envelopper la justice dans un brouillard en s’abritant derrière le secret défense. Cela reviendrait à donner un permis de dilapider les fonds publics. La République ne peut pas accepter cela », a déclaré l’avocat.

Il a ainsi demandé à la Cour de retenir Mohamed Diané dans les liens de la culpabilité pour enrichissement illicite, estimant qu’il n’a pas été en mesure de justifier l’origine de certains biens.

Concernant l’accusation de blanchiment de capitaux, l’avocat affirme qu’il est établi que le prévenu aurait transformé les montants détournés en titres fonciers et biens immobiliers, enregistrés au nom de son épouse et de ses enfants.

« Monsieur le président, la justice doit rendre à l’État ce qui appartient à la nation », a-t-il plaidé.

Au titre du préjudice subi, Me Pépé Antoine Lamah réclame au prévenu le remboursement de 500 milliards de francs guinéens au profit de l’État.

Lébêré Baldé

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