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Le procès pour « corruption d’agent public étranger » visant l’homme d’affaires français Vincent Bolloré se tiendra du 7 au 17 décembre 2026 devant le tribunal judiciaire de Paris. Cette affaire, instruite de longue date par le Parquet national financier (PNF), porte sur des faits présumés remontant à 2010, en Guinée et au Togo.
À l’époque, les enquêtes soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir apporté un soutien logistique et financier aux campagnes présidentielles de Alpha Condé et de Faure Gnassingbé. En contrepartie, le groupe aurait obtenu des concessions stratégiques, notamment la gestion des ports de Conakry et de Lomé.
Ouverte en 2013 par des juges financiers parisiens, l’information judiciaire vise des pratiques présumées de favoritisme et de corruption. Les magistrats s’intéressent notamment au rôle de la filiale de communication du groupe, Euro RSCG, devenue depuis Havas, qui aurait été mobilisée pour accompagner les campagnes électorales dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest.
Dans leurs réquisitions, les procureurs du PNF estiment que Vincent Bolloré aurait personnellement supervisé les activités du groupe au Togo. Ils affirment également qu’il serait intervenu dans le recrutement de Patrick Bolouvi, demi-frère du président togolais, à la tête de Havas Media Togo.
Selon l’accusation, ces démarches s’inscriraient dans un « pacte de corruption » ayant permis au groupe d’obtenir des marchés portuaires, assortis d’avantages fiscaux.
Le volet guinéen du dossier porte, quant à lui, sur un financement présumé à hauteur de 170 000 euros des frais de communication de la campagne présidentielle de 2010 d’Alpha Condé.
Initialement, Vincent Bolloré et deux de ses collaborateurs avaient envisagé une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), acceptant une amende de 375 000 euros afin d’éviter un procès. Toutefois, cette procédure a été rejetée par le tribunal, qui a ordonné la poursuite des investigations.
L’audience à venir devrait donc permettre d’examiner l’ensemble des accusations portées contre le groupe et ses dirigeants.
En Guinée, le groupe Bolloré avait obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry le 9 mars 2010, au lendemain de la résiliation, par décret présidentiel, du contrat liant l’État à la société Necotrans. Ce contrat, signé en 2008 pour une durée de 25 ans, avait été annulé peu après l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé.
Interrogé en 2016 par Le Monde, l’ancien chef de l’État avait assumé ce choix en des termes sans équivoque : « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ? »
L’article Corruption en Guinée et au Togo : Vincent Bolloré jugé en décembre 2026 est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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