Casser la logique d’ethnicisation des hautes fonctions de l’État : une orientation républicaine salutaire (Par Oumar Diakhaby)

il y a 3 heures 17
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Pendant de longues années, la gestion des hautes fonctions administratives de l’État a été marquée par une logique tacite d’ethnicisation des responsabilités. Certaines institutions semblaient, de fait, associées à des régions ou à des groupes socioculturels précis : la Primature à la Basse-Côte, la présidence de l’Assemblée nationale à la Guinée forestière, les portefeuilles liés à l’élevage au Fouta et la magistrature suprême à la Haute-Guinée. Cette répartition informelle, bien qu’ancrée dans les pratiques politiques, a longtemps nourri des perceptions de cloisonnement et de fragmentation de l’État.

Cette époque appartient désormais au passé. Depuis la prise de responsabilités du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), le 5 septembre 2021, une nouvelle dynamique s’est progressivement imposée. Sous l’impulsion du Président de la République, S.E. Mamadi DOUMBOUYA, les nominations aux postes de responsabilité obéissent désormais à des critères de compétence, d’intégrité et de loyauté à l’égard de la République, plutôt qu’à des considérations identitaires.

La recherche d’un équilibre national dans la représentation des différentes régions et composantes sociales du pays demeure, certes, un objectif légitime. Elle contribue à renforcer le sentiment d’inclusion et d’appartenance à la communauté nationale. Toutefois, cette quête d’équité ne saurait devenir mécanique ni être érigée en principe rigide au risque d’éclipser l’exigence d’efficacité administrative et la primauté de l’intérêt général.

Dans un État sérieux et tourné vers l’exigence de développement, la logique ethnique ne peut constituer le critère déterminant dans le choix des dirigeants des institutions publiques. L’enjeu fondamental réside dans la capacité à placer chaque femme et chaque homme à la fonction où ses compétences et son sens du service public pourront produire le meilleur impact pour tout le pays. C’est à ce prix que la Guinée pourra consolider ses institutions et accélérer son développement socioéconomique, dans un esprit véritablement républicain.

Oumar DIAKHABY

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