Bourse du travail : tensions entre membres de la FSPE, autour d’un congrès électif partiel controversé

il y a 3 heures 23
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La Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) organise, ce mercredi 25 février, un congrès électif partiel dans un climat de vives tensions.

Cette rencontre est d’ores et déjà dénoncée par certains membres comme une violation flagrante des textes régissant le fonctionnement de l’organisation syndicale.

Ce rassemblement, qui a débuté dans la matinée par un conseil syndical, s’est penché sur le bilan de la gestion passée et la révision des textes de l’organisation. L’événement devrait aboutir, dès le lendemain, à un congrès partiel où les cadres du bureau exécutif devront trancher entre le consensus et le vote pour désigner les titulaires des différents postes vacants.

Le point de désaccord majeur réside dans le contexte d’exclusion de l’actuel Secrétaire Général, Salifou Camara qui a été écarté par la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), la centrale à laquelle la FSPE est affiliée.
Selon plusieurs sources internes, la CNTG manœuvrerait pour officialiser le remplacement de M. Camara par son adjoint, lequel assure l’intérim depuis la mise à l’écart du titulaire par la CNTG.

Face à ce qu’il qualifie d’injustice flagrante, Salifou Camara revendique la légitimité d’un mandat démocratique courant jusqu’en 2028. Refusant de s’avouer vaincu, il entend user de toutes les voies légales pour empêcher la tenue de ce qu’il considère comme une mascarade électorale. Les autorités compétentes auraient déjà été saisies pour contester la validité de ce congrès.

Dans une communication faîte sur ses réseaux sociaux, le syndicaliste a fermement condamné ces manœuvres.

« Cette manœuvre anti-statutaire constitue une violation grave des principes démocratiques et des textes fondamentaux de notre organisation. Cette tentative de déstabilisation ne saurait prospérer face à la vigilance et à l’engagement de la base militante », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que son mandat tire sa légitimité exclusive de la volonté librement exprimée des militants et qu’aucune structure parallèle ne peut se substituer à la souveraineté de la base.

La position adverse est tout aussi tranchée. Interrogé il y a quelques mois, Alpha Gassim Barry a estimé que Salifou Camara n’avait plus aucune légitimité pour s’exprimer au nom de la fédération. Selon lui, son exclusion définitive par la centrale CNTG lui ôte tout droit de regard sur les activités de la FSPE.

Le bras de fer est donc engagé, et l’issue de ce congrès déterminera l’avenir et l’unité de l’un des syndicats les plus influents du secteur éducatif.

Mosaiqueguinee.com

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