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De nouveaux éléments émergent dans le dossier relatif à l’assassinat de l’opérateur économique Elhadj Hassimiou Diallo, survenu à Kobaya, dans la haute banlieue de Conakry. Ils portent notamment sur les modalités de planification de l’opération criminelle, jusque-là partiellement éclaircies par les enquêtes et les auditions devant la juridiction compétente.
Ces révélations interviennent dans un contexte où plusieurs accusés sont toujours entendus sur leur rôle présumé, tandis que les débats judiciaires se poursuivent afin de reconstituer la chaîne des faits et d’établir les responsabilités individuelles dans cette affaire qui mobilise 16 prévenus, dont un en fuite.
Le procès lié à l’assassinat de l’opérateur économique Elhadj Hassimiou Diallo, tué en août 2024 à son domicile de Kobaya, dans la haute banlieue de Conakry, s’est poursuivi ce jeudi 30 avril 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn.
Ouverte le 19 février 2026, la procédure a connu plusieurs renvois, notamment en raison de l’absence de certains prévenus et de leurs conseils. L’audience du jour a été dominée par les auditions de Mohamed Soumah, alias Passy, et de Daouda Kourouma, alias Dako, ce dernier ayant été longtemps en cavale avant de comparaître.
Mohamed Soumah évoque une « mission » qui vire au crime
Premier à être entendu, Mohamed Soumah est revenu sur ses précédentes déclarations à la demande du tribunal. Dans un récit détaillé, il explique avoir été sollicité par Daouda Kourouma pour une course en moto, sans connaître la véritable nature de l’opération.
« J’ai été appelé par Dako, qui m’a demandé si je peux conduire la personne qu’il a l’habitude de déplacer […] arrivé, il m’a donné la moto, mais j’ai été surpris de constater que c’est pour une telle mission», a-t-il déclaré.
Le prévenu affirme n’avoir compris qu’en cours de route qu’il s’agissait d’une opération criminelle : « C’est là que j’ai compris qu’ils étaient venus pour commettre un crime ». Il soutient également avoir transporté un sac contenant de l’argent, avant de recevoir 1,8 million de francs guinéens présentés comme frais de déplacement.
Interrogé sur une attaque contre une vitrerie située à la T8, Mohamed Soumah reconnaît sa présence sur les lieux, tout en mettant en cause d’autres individus. Il désigne notamment Daouda Kourouma comme étant à l’origine de son implication dans certaines opérations.
Face aux accusations d’autres prévenus, il refuse de répondre, évoquant des aveux extorqués : « la plupart des prévenus ont tenu des déclarations sous l’effet de la torture à la DCPJ».
Daouda Kourouma alias «Dako » rejette les accusations
Appelé à la barre, Daouda Kourouma a nié toute implication dans les faits d’assassinat et dans les différentes attaques évoquées.
S’il reconnaît avoir été en contact avec Mohamed Soumah, il rejette fermement les accusations selon lesquelles il l’aurait envoyé en mission criminelle : « je n’ai pas participé à ces opérations ».
Il admet toutefois avoir facilité une mise en relation entre Mohamed Soumah et un autre inculpé, Gnankouma Doua, qu’il présente comme relevant d’activités de transport à moto.
Concernant plusieurs attaques citées à l’audience, notamment celles de la vitrerie de la T8, de Dabompa rail et de Kobaya, il a rejeté l’ensemble des accusations, malgré la lecture par le tribunal de passages d’enquête le mettant en cause. « Je n’ai pas participé à ces opérations », a-t-il insisté. Le juge a annoncé qu’une vidéo relative à l’une des attaques sera projetée lors des prochaines audiences.
Mohamed Condé nie toute implication
À la barre, Mohamed Condé alias Pepe a également rejeté les accusations d’assassinat en bande organisée et de vol à main armée. Il affirme avoir découvert les faits lors de son audition à la police judiciaire.
Malgré la lecture d’un rapport d’enquête évoquant sa participation à des opérations de braquage, il maintient sa position : « Je n’ai participé à aucune opération de vol à main armée ».
À l’issue des auditions, le juge Mohamed Sangaré a renvoyé l’affaire au 14 mai 2026 pour la suite des débats, notamment les interrogatoires de la défense et l’audition d’autres accusés.
Avant de lever l’audience, il a obtenu l’accord des différentes parties pour un examen séparé de ce dossier, afin d’en faciliter le traitement.
Rappel des faits
Le dossier concerne l’assassinat d’Elhadj Hassimiou Diallo, survenu en août 2024 à son domicile de Kobaya. Au total, 16 accusés comparaissent devant le tribunal, tandis qu’un autre est toujours en fuite.
Ils sont poursuivis pour « assassinat en bande organisée, détention illégale d’armes de guerre, participation à une association de malfaiteurs, vol à main armée et recel».
Depuis l’ouverture des débats, la procédure avance difficilement, marquée par des absences répétées et des contraintes liées à la défense, ralentissant significativement l’évolution du procès.
L’article Assassinat d’Elhadj Hassimiou : de nouveaux éléments sur la planification de l’opération est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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