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Dans la grande interview qu’il a accordée à la rédaction de Mosaiqueguinee.com, Taliby Dabo s’est prononcé sur la victoire du candidat de la GMD au premier tour de la dernière présidentielle guinéenne. L’ancien patron de la campagne de l’ancien parti au pouvoir en haute-guinée est d’abord revenu sur ce qu’il a réussi à faire pour réaliser un score historique dans les régions de Kankan, de Faranah et de N’Zérékoré. L’homme d’affaires estime que si les Guinéens ont accordé leur confiance à Mamadi Doumbouya, c’est bien parce qu’il contribuera positivement à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Dans cet entretien, Dabo tacle les dinosaures des deux dernières décennies de la vie politique guinéenne et donne des points au Président investi le 17 janvier 2026 et à la directrice générale des élections qui, selon lui, mérite une palme d’or, pour avoir réussi à organiser deux élections majeures en Guinée. Taliby Dabo répond aux questions de Mohamed Bangoura.
Interview !
Mosaiqueguinee.com : Bonsoir, M. Taliby Dabo. Votre candidat, Mamadi Doumbouya a obtenu une victoire à la dernière présidentielle à hauteur de 86,72% de suffrage exprimés. Quelle place Kankan a occupé dans cette consécration ?
Taliby Dabo : Bon, je ne vous parlerai pas de Kankan seulement, je vais vous parler des 15 préfectures de la Haute-guinée et de la Guinée-forestière parce que, à ma façon, j’ai eu à faire un travail dans un projet que j’ai pu mettre en place. Dans ce projet, vous retrouverez tout dedans. Et ce projet a été chapeauté par une ONG appelée WOFA. Donc, on s’est servi de cette organisation pour pouvoir dérouler tout ce qui a consisté à la pré-campagne, la campagne électorale, la stratégie de communication pour la mobilisation, le jour du vote, le rabattage, le ratissage et la compilation. C’est tout ce que nous avons eu à faire. Maintenant, si vous nous donnez la possibilité de donner des détails par rapport à toutes ces rubriques, nous sommes à votre disposition.
Alors comment vous aviez fait pour y arriver ?
Donc, on a travaillé dans les 15 préfectures. Les 8 de la Haute-Guinée et les 7 de la Guinée Forestière, à savoir les régions de Faranah, Kankan et de N’Zérékoré.
Alors, qu’est-ce que vous avez pu faire d’abord dans la pré-campagne, avant qu’on ne commence la campagne ? Comment vous avez fait dans les 15 préfectures des régions administratives de Kankan, Faranah et N’Zérékoré ?
Voilà, la pré-campagne nous a pratiquement pris 3 mois. Nous avons commencé à identifier d’abord par catégorie d’âge les électeurs, ceux qu’on peut appeler les électeurs, parce qu’on s’est dit dans notre projet, les électeurs ne sont pas dans la rue, les électeurs sont dans des maisons. Donc, il s’agissait d’aller dans les concessions, identifier les électeurs à partir de ces concessions et après les avoir identifiés, au moment de l’identification, nous mettons sur place 3 personnes dans chaque concession. Ces 3 personnes, c’est une femme, un homme et un jeune. Dans chaque concession, vous avez 3 personnes qui sont des représentants, qui ont été identifiées et qui vont représenter. Nous avons pu déterminer le nombre de concessions que nous avons pu toucher par préfecture et ensuite on a déterminé le nombre de personnes qu’on a pu trouver dans ces concessions. Et après cette phase-là, nous avons pu créer des bureaux. 10 concessions par bureau. Les 30 personnes se mettent ensemble pour mettre en place leur bureau. C’est eux-mêmes qui élisent leur bureau. Et ce bureau-là a la charge de faire tout ce que nous allons faire désormais dans ces concessions. A commencer par déterminer le nombre de personnes dans chaque concession à partir de 18 ans, bien sûr. Et ensuite, pouvoir disponibiliser les fichiers. Donc la première base que nous avons créée, ce sont les concessions. Et après, nous sommes remontés pour que ces concessions puissent être coordonnées par un bureau de carré. Et ensuite, ces bureaux de carré ont été coordonnés par un bureau de secteur. Et ces bureaux de secteur ont été coordonnés par un bureau de quartier. Et les bureaux de quartier ont été coordonnés par un bureau communal. Et la commune a été coordonnée par la préfecture. Et la préfecture a été coordonnée par les régions. Voilà, c’est comme ça que nous avons pu faire le travail. Quand nous avons fini d’identifier, on s’est mis à informer et à sensibiliser pour que les gens comprennent l’enjeu, pour que les gens comprennent qu’il faut que nous sortions d’un régime transitionnel pour un régime démocratique. Et pour ce faire, il faut obligatoirement qu’il y ait une élection. Et cette élection-là appartient à tous les Guinéens. On ne peut pas être un bon Guinéen sans participer à une élection. Mais il faut qu’il participe au recensement, qu’il ait sa carte d’électeur, qu’il accepte d’aller prendre la carte d’électeur. Donc l’information et la sensibilisation ont porté sur ça. C’est ce qu’on a fait au référendum. Et vous avez vu le vote massif, en tout cas dans ces trois régions que nous avons supervisées. Et après, nous sommes arrivés à l’élection présidentielle. Notre candidat a été élu dès le premier tour, le président Mamadi Doumbouya. Et nous avons élaboré plus de 70 000 badges dans un premier temps. Après d’ailleurs, il y a eu 20 000 autres badges qui se sont ajoutés. Discrètement, sans bruit, nous, on n’a pas communiqué dans les radios. Nous avons créé des canaux de communication qui permettaient que tout le monde soit au courant au même moment. Nous avons créé des groupes et plateformes WhatsApp. Et ces plateformes permettaient à tous ces éléments qui sont dans les concessions de savoir ce qui doit se passer le lendemain. Donc, nous avons fait tout ça. Et, au finish, nous avons pu réduire considérablement en Haute-Guinée, en Guinée-Forestière les bulletins nuls. Les bulletins nuls ont été minimisés dans ces localités parce que, simplement, nous, on a très tôt commencé à les apprendre comment voter.
Quel sens vous donnez au score de 86,72 % ?
Ce n’est pas un score surprenant. Je pense que ce score récompense les efforts fournis pendant 4 ans. Parce que je vous avoue, je ne mens pas, mais ceux qui sont en haute-guinée, vous pouvez vous renseigner. Vous verrez qu’il y a eu beaucoup de réalisations en haute-guinée. Vous verrez qu’il y a eu beaucoup de réalisations en Guinée Forestière. Ces réalisations, c’est difficile de les obtenir aussi en 4 ans. Donc nous, on s’est dit, on ne connaît pas partout, mais je connais quand même ces trois régions administratives. Donc on s’est dit qu’une fois que ces réalisations sont sues de tout le monde, tu ne voteras pas pour soi, mais tu vas voter pour ta préfecture, en tout cas pour ta ville. Donc ça, ça peut porter. Nous on savait que nous allons partir au-delà de 80-90%, en tout cas dans ces trois régions-là. Nous on le savait. Et personne ne doit dire que c’est parce que j’ai fait la campagne électorale, je suis descendu, je suis monté, j’ai dansé, j’ai fait ça pour Mamadi, pour qu’il gagne. Non, ce n’est pas vrai. Il y a eu effectivement le réalisme qui a fait gagner Mamadi. Ça veut dire qu’il y a eu du travail sur le terrain et les chances. On a capitalisé tout ça. On a pris préfecture par préfecture. On s’est rendu compte de ce qui a été fait dans les communes rurales. On s’est rendu compte de ce qui a été fait dans les communes urbaines. Donc nous sommes allés jusque dans les sous-préfectures. Quand vous me posez la question, moi je dirais, parce qu’il a travaillé pour gagner.
L’absence des poids lourds, comme Alpha Condé, Sidya, comme Cellou, n’a-t-elle pas favorisé le candidat Mamadi Doumbouya ?
Non, s’il vous plaît. Moi j’étais sur le terrain, même si ces candidats étaient là, on pouvait confronter les réalisations. Parce qu’une réalisation, c’est le concret. Ces gens pouvaient venir parler, mais je crois que les Guinéens sont fatigués de les entendre. Les Guinéens veulent voir. Il y a eu du travail. Et les Guinéens ont voté pour ce qu’il a fait. Et les Guinéens pensent que, si on donne 7 ans à Mamadi, il est capable de faire plus.
Est-ce que cela veut dire que c’est la fin du temps de ces dinosaures politiques-là ?
Ah mon cher, c’est une très belle question. C’est bien la fin. Il y avait un conflit générationnel. Notre temps a été confisqué par nos grands frères, par nos pères. On était là pour les accompagner, pour les faire élire, pour les faire rire. Mais Mamadi a osé. Il a réussi à faire cela aujourd’hui. Cette génération que vous avez connue là, c’est terminé, c’est fini. Je crois que vous allez voir d’autres personnes, après sept ans. Et je crois que ce conflit générationnel, vraiment, Mamadi a réussi à mettre fin à cela. Et ça va faire en sorte qu’on va changer de stratégie de communication. Parce qu’avant, moi, j’appartenais à un parti politique. Vous me connaissez. Toute la stratégie était basée sur des considérations en lien avec la région. Nous, on est conscient de cela. Maintenant, l’arrivée de Mamadi nous a montré un autre visage de la politique. L’arrivée de Mamadi a prouvé qu’on peut effectivement voter sans voir sa région. Les Guinéens peuvent voter pour quelqu’un qui travaille. C’est ce que Mamadi nous a montré. Donc, je pense que les Guinéens ne vont plus voter pour ceux qui divisent, Mamadi est venu pour mettre fin à ça. D’ici 7 ans, je crois qu’on ne parlera plus de ça. C’est-à-dire que tu ne viendras pas te présenter en tant que ressortissant de telle région pour qu’on vote pour toi.
Vous aviez fait le déplacement de Kankan à Conakry pour prendre par à l’investiture du chef de l’État. Il a réitéré que sa main reste tendue à toutes les filles et à tous les fils de la Guinée. Qu’en dites-vous ?
Je crois que beaucoup de choses vont changer. Parce que le président Mamadi Doumbouya est obligé de changer certaines choses parce que, vous savez, il y a ce qu’on appelle le régime transitionnel. La transition, en effet, a été provoquée par les militaires. Ce sont les militaires qui sont venus au pouvoir. Donc, on pouvait faire beaucoup de choses militairement. On pouvait faire beaucoup d’actions militairement. On pouvait faire beaucoup de réactions ou d’actions militairement. Mais c’est cette phase-là qu’on a abandonnée. Les Guinéens ont préféré d’abord mettre en place une constitution qui a été votée par une majorité écrasante des Guinéens. C’est cette constitution qui a changé toute la donne.
Le jour de l’investiture, on vous a vu très ému. Que s’est-il passé ?
L’investiture. Ce jour-là, vraiment, j’étais très ému. Un moment derrière, je crois que mes larmes ont coulé. Parce que, quand vous réussissez un tel projet, vous voyez un stade plein. Plus de 50 000 personnes qui viennent avec le soleil ardent. Que ces gens-là restent du matin jusqu’à l’après-midi. Qu’ils restent là pour attendre un homme. Parce que si les gens ne voulaient pas venir, ils ne venaient pas. Vous avez vu que les gens ont répondu, ils sont venus trouver tout le monde-là. Je pense que c’est parce que, simplement, Dieu est encore avec lui. Il a deux sources qui l’incarnent. Il a la baraka, il a encore Dieu avec lui. Je jure, si Dieu n’était pas avec lui, si Dieu n’était pas pour que Mamadi Doumbouya devienne président, il n’allait pas faire une seule chose. Même une méthode, voire même une seconde. Tout ce que nous sommes en train d’expliquer, c’est parce que depuis sa naissance, il était écrit. C’était prévu que Mamadi Doumbouya sera président depuis sa naissance. C’est une suite de son destin qui l’a amené là. Je crois que tous les Guinéens doivent se mettre ensemble désormais, puisque c’est lui le président. Il faut accompagner son président pour être là où on veut être. Parce qu’on ne peut pas avoir deux présidents. Il faut un seul. Et c’est lui, aujourd’hui, que le peuple a donné son mandat. Surtout, j’étais vraiment très content du fait qu’il y ait eu huit présidents, huit chefs d’État qui ont répondu sur place au stade, mais aussi plus de trente délégations. Ça veut dire simplement que les gens ont compris et ont apprécié. Ils se sont dit qu’il y a eu effectivement élection. Ils se sont dit aussi qu’il y a eu effectivement les Guinéens qui ont voté. Parce que toutes ces personnes-là, ou toutes ces personnalités-là, ne peuvent pas se déplacer pour rien. Ils ne peuvent pas venir. Nous connaissons des pays où vous n’avez pas eu au moins trois chefs de l’État qui viennent à l’investiture. Mais si pour lui il y a eu huit et ensuite plus d’une trentaine de délégations, moi je dis que ça veut simplement dire que la Guinée est partie pour de bon. Donc il revient à nous les Guinéens maintenant de laisser tomber ce qui s’est passé. Le passé, c’est fini. Alors on a changé les élections désormais. Donnons-nous la main pour que la Guinée réussisse.
Quels doivent être les chantiers prioritaires du tout nouveau président de la Ve République ?
Ça marche, ça fonctionne. Ça fonctionne parce que la Guinée est en chantier, pratiquement. Il s’agit de consolider cela. Il s’agit de créer pas mal d’infrastructures. Il s’agit de développer le pays. Moi, j’ai dit les critères qu’il faut mettre sur la table. Il faut que la personne, d’abord, soit capable de faire le travail qui lui sera confié. Mais il faut qu’il soit honnête vis-à-vis de ce qu’il va faire. Parce que même si on lui donne du travail et qu’il soit compétent, s’il n’est pas honnête, ça ne marchera pas. Et même s’il est honnête aussi, s’il n’est pas compétent, ça ne sera pas. Donc il faut que Mamadi trouve des bonnes personnes. Et les bonnes personnes, c’est celles qui remplissent ces deux conditions. C’est-à-dire être compétent, donc capable d’assumer pleinement sa responsabilité, mais aussi être honnête. Parce que s’il n’est pas honnête, il va détourner, il va voler. Donc vous avez beaucoup de cadres compétents. Ils sont très compétents. Mais une fois ministre, une fois directeur et autres, ils détournent. Alors c’est ce qu’il faut éviter. Moi je crois que Mamadi ne fonctionnera plus comme avant. Ça je vous donne cette assurance-là. Ce n’est pas le même Mamadi que vous allez retrouver depuis le samedi, depuis l’investiture, depuis son installation. Ce n’est pas le même Mamadi que vous allez retrouver. Il y aura plein de surprises. Je crois en l’homme. Je sais que l’homme, il va faire en sorte que son mandat, qu’au bout du compte, que ces 7 ans-là soient positifs pour tous les Guinéens. Je suis sûr qu’il le fera.
Quel est l’avenir politique de Taliby Dabo ?
Bon, pratiquement, je vous ai dit que j’ai travaillé parce que j’appartenais à une formation politique, vous le savez, c’est le RPG Arc-en-Ciel. Mais après tout, je me suis rendu compte que le RPG Arc-en-Ciel, c’était bien une façade. Donc le RPG Arc-en-Ciel, on nous a fait avaler pas mal de sauces, mais je me suis rendu compte que ce RPG Arc-en-Ciel n’a ni statut, ni règlement intérieur valide. Ni statut, ni règlement intérieur valide. Alors je me suis rendu compte que, s’il vous plaît, les structures qui devaient être mises en place pour aller au congrès, alors ces structures qui sont les fédérations, n’existent pas. Donc j’ai trouvé beaucoup de manquements, et ces manquements ont amené les autorités à suspendre mon parti. Donc à partir du moment où je me suis rendu compte de cela, alors j’ai dit, écoutez vraiment, moi je ne veux pas être trompé, on m’a trompé, donc je quitte. Donc j’ai complètement quitté le RPG Arc-en-Ciel, actuellement en attendant que ce soit dans un parti politique. Parce que c’est vrai, je vous dis la vérité, on m’a dit aujourd’hui, Dumbuya n’a pas voulu, n’est-ce pas, être remorqué par une formation politique. Parce que s’il se faisait remorquer par le RPG, ou par l’UFR, ou par le PDS, ou par le PADES, c’était fini ! Il ne pouvait pas gagner ! Il ne pouvait pas gagner et les Guinéens ne pouvaient pas lui porter confiance. Et je crois que ce qui a porté, c’est le fait qu’il a été un candidat indépendant, c’est le fait qu’il a boudé toutes ces formations politiques, parce qu’il y a eu beaucoup de tentations, mais le fait qu’il les a boudées, alors il s’est présenté et il a tendu, n’est-ce pas, ses mains, il a tendu les bras, il a demandé à tous les Guinée de venir l’accompagner pour le changement. Et les Guinéens ont compris cela, tout le monde est venu. Il y en a qui sont venus en tant qu’individus, il y en a qui sont venus en tant que groupe d’individus, il y en a qui sont venus en tant qu’association, il y en a qui sont arrivés en tant que parti politique, donc il y a eu beaucoup de personnes qui sont arrivées. Et toutes ces personnes se sont données la main pour que Mamadi gagne. Et c’est pourquoi il est tenu maintenant, puisqu’il est politique, parce qu’il n’est plus militaire, il est civil, il faut que tout soit civilement traité fait désormais, c’est ce qui exige la démocratie. On va faire les élections très bientôt, les élections communales, législatives, alors sénatoriales et ensuite régionales. Si tout le monde travaillait, ou si 80% des Guinéens travaillaient, je vous assure que tous ces problèmes-là ne seront plus là. Mais je crois que l’homme se battra pour qu’il réussisse dans son secteur-là.
Votre mot de la fin
Mais je ne peux pas finir cet entretien sans apprécier une dame. Parce qu’organiser les élections, moi je sais que ce n’est pas facile. Mais on a eu une dame à la direction générale des élections. Cette dame-là, je vous assure, moi je l’apprécie. Parce qu’elle a organisé les élections. Deux élections. Deux élections sans incident. Deux élections majeures. Le référendum et la présidentielle, ces deux élections majeures, elle a pu organiser ces deux élections sans incident. Et s’il vous plaît, nous qui étions sur le terrain, parce que moi j’étais directeur de campagne plusieurs fois, au temps d’Alpha Condé en haute-guinée, je sais qu’on avait beaucoup de manquements le jour du vote. Il y a les bulletins qui manquaient, il y avait l’isoloir, il y avait des urnes, il y avait beaucoup de problèmes sur le terrain. Mais j’avoue, j’avoue que cette fois-ci, moi encore qui ai vécu l’époque-là, je ne l’ai pas constaté. Il n’y a pas eu de remontée à mon niveau pour dire qu’il y a eu retard parce que tel bureau de vote n’a pas commencé à temps. Tous les bureaux de vote ont commencé à temps. Et il y avait tout le matériel. Tout y était. Vraiment, que c’est une dame qui vient faire cela, moi je crois aujourd’hui, si on doit sanctionner l’année pour déclarer la femme de l’année, je crois que ça doit être la dame-là qui n’a pas douté. C’est clair et net. Moi je ne trouve pas une autre femme qui a fait plus qu’elle cette année parce que vraiment, moi je croyais au départ que ça n’allait pas du tout être facile pour elle. Mais elle a tenu toutes les dates et rien n’a été reportée. Du début à la fin, elle était conforme au code électoral. C’est maintenant que j’ai pu vraiment savoir le talent ou en tout cas les capacités en tout cas de cette dame-là qui est là. Vraiment, s’il y a quelqu’un, en tout cas s’il y a un prix à donner à la femme de l’année en Guinée, on ne peut pas donner à une autre femme. Et si vous avez à donner à un homme, il faut donner à Mamadi. Parce qu’il a fait quatre ans de transition et au bout, il est président de la République. Donc ça aussi, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est un exploit. Donc vraiment, moi, je salue et je félicite les deux-là.
Merci à vous Monsieur Dabo !
Interview réalisée par Mohamed Bangoura
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il y a 3 heures
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