Sous un ciel de fête, l’investiture de Mamadi Doumbouya ouvre une nouvelle séquence politique

il y a 3 heures 14
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Le 17 janvier 2026, Conakry n’a pas seulement investi un président : elle a donné à voir une ambition nationale mêlant politique, culture et diplomatie. Sous un ciel dégagé, le stade Général Lansana Conté de Nongo, devenu l’un des principaux symboles de la modernité urbaine de la capitale, a accueilli des dizaines de milliers de citoyens venus assister à l’investiture de Mamadi Doumbouya, élu président de la République pour un mandat de sept ans avec 86,72 % des suffrages exprimés. Une victoire nette, issue d’un scrutin marqué par une forte participation, qui confirme l’adhésion d’une large partie de la population à son projet politique.

Dès les premières heures de la matinée, l’effervescence était perceptible dans les artères menant au stade. Une foule nombreuse, disciplinée et enthousiaste, s’est progressivement installée sur plusieurs kilomètres, traduisant l’importance accordée par les citoyens à cet événement. Le Comité d’organisation a coordonné l’ensemble des sous commissions avec méthode. Cela a permis la bonne canalisation des flux, à l’orientation des spectateurs et à la prise en charge des journalistes nationaux et internationaux. L’organisation fluide de la journée, saluée par plusieurs observateurs et délégations présentes, a permis le bon déroulement de la cérémonie dans un climat serein.

Une célébration de la culture guinéenne et africaine

Au-delà de sa portée politique, l’investiture s’est imposée comme un moment fort de célébration culturelle. La matinée a été ponctuée de prestations artistiques mettant en lumière la diversité et la vitalité de la scène guinéenne et africaine. Dans un format volontairement concis, chaque artiste a su proposer une performance marquante, contribuant à installer une atmosphère festive et solennelle à la fois.

Parmi les temps forts, la prestation de la troupe Circus Baobab a particulièrement retenu l’attention. Les artistes ont proposé une création mêlant acrobaties, danses traditionnelles et tableaux visuels, illustrant la capacité de la culture guinéenne à dialoguer avec les codes contemporains du spectacle vivant. Les réactions du public, faites d’applaudissements nourris et d’ovations, ont transformé le stade en un espace de communion collective où l’expression artistique accompagnait la portée institutionnelle de l’événement.

Les autres prestations musicales et chorégraphiques ont confirmé cette dynamique. Percussions, chants et danses traditionnelles ont trouvé un écho immédiat auprès du public, rappelant l’importance de la culture comme vecteur de cohésion nationale. L’implication visible du ministère de la Culture dans la programmation artistique a contribué à donner à cette cérémonie une identité propre, ancrée dans les traditions tout en étant résolument ouverte sur l’Afrique et le monde.

Une portée diplomatique affirmée

L’investiture a également revêtu une dimension diplomatique notable. Plusieurs chefs d’État africains, ainsi que des représentants de haut niveau d’organisations régionales et internationales, ont pris part à la cérémonie. Leur présence a renforcé la visibilité de l’événement et témoigné de l’intérêt porté à l’évolution politique de la Guinée.

Les échanges protocolaires et bilatéraux qui ont accompagné la cérémonie ont été conduits dans un cadre rigoureux. Le respect des usages diplomatiques et l’attention portée à chaque délégation ont contribué à projeter l’image d’un État soucieux de ses engagements régionaux et internationaux, engagé dans une nouvelle phase de consolidation institutionnelle.

Un discours placé sous le signe de l’unité, du développement et de l’inclusion

Moment central de la cérémonie, le serment prêté par Mamadi Doumbouya devant la Cour suprême a marqué l’entrée officielle dans son mandat. Dans son discours d’investiture, le président a insisté sur l’unité nationale, la paix sociale et la nécessité de rassembler toutes les forces vives du pays autour d’un projet commun. Il a réaffirmé sa main tendue à l’ensemble des Guinéens, y compris ceux de la diaspora, les appelant à contribuer à la construction nationale.

En dédiant son septennat aux femmes, le président a souligné leur rôle central dans le développement du pays, affirmant qu’aucune transformation durable ne peut se faire sans leur pleine participation. Il a également adressé un message fort à la jeunesse, présentée comme un moteur essentiel de l’avenir économique et social de la Guinée.

Le chef de l’État a ensuite esquissé les grandes orientations du programme Simandou 2040, conçu comme une feuille de route stratégique visant à transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement durable. Infrastructures, éducation, industrialisation, emploi et protection de l’environnement ont été présentés comme des priorités interdépendantes, appelées à structurer l’action publique au cours des prochaines années.

Une organisation saluée et une mobilisation populaire

Tout au long de la journée, l’efficacité du dispositif organisationnel a été relevée par de nombreux participants. La coordination entre les commissions communication, accueil, logistique, protocole et sécurité a permis aux spectateurs, invités officiels et médias de suivre la cérémonie dans des conditions optimales. Cette maîtrise logistique a contribué à installer un climat de confiance et de sérénité.

La population, quant à elle, a répondu massivement présente. Les chants, les danses et les manifestations de joie ont accompagné chaque étape de la cérémonie, traduisant un attachement fort à ce moment politique. La participation visible des jeunes a donné une tonalité particulière à l’événement, incarnant les attentes et les espoirs placés dans cette nouvelle séquence institutionnelle.

Un signal politique et symbolique fort

À la suite de l’investiture, de nombreux messages de félicitations ont été adressés au nouveau président par des partenaires africains et internationaux. Ces réactions témoignent de l’attention portée à la trajectoire politique de la Guinée et à sa capacité à inscrire son développement dans un cadre de stabilité institutionnelle.

En définitive, l’investiture du 17 janvier 2026 a dépassé le cadre du rituel constitutionnel. Elle s’est imposée comme un moment de projection nationale, où solennité institutionnelle, expression culturelle et mobilisation populaire se sont conjuguées. À travers cette journée, la Guinée a envoyé un message clair : celui d’un pays désireux d’assumer son identité, de renforcer ses institutions et d’ouvrir une nouvelle étape de son histoire politique, tournée vers l’unité, la stabilité et la transformation durable.

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