Sibiribaro (Kérouané) : un déficit de structures sanitaires met des milliers de vies en danger

il y a 1 jour 58
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Située à environ 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kérouané, la sous-préfecture de Sibiribaro a une forte population, estimée à plus de 21 530 habitants. Mais, elle est confrontée à de sérieuses difficultés en matière d’accès aux soins de santé. Sur les 14 districts que compte cette commune rurale, sept ne disposent toujours pas de poste de santé. Les populations locales sont obligées de parcourir de longues distances pour se faire soigner.

Cette situation préoccupe fortement les autorités sanitaires locales et les acteurs communautaires. Selon les constats faits sur le terrain par l’envoyé spécial de Guineematin.com, l’insuffisance d’infrastructures sanitaires de proximité constitue un véritable frein à l’accès aux soins de qualité, surtout pour les couches les plus vulnérables.

Président du comité d’hygiène et de salubrité (COSA) de Sibiribaro, Moussa Bintou Traoré tire la sonnette d’alarme et interpelle les autorités compétentes.

Moussa BintouTraoré, président du comité d’hygiène et de salubrité de Sibiribaro (Kérouané)

« La sous-préfecture de Sibiribaro compte 14 districts dont seulement 7 disposent de postes de santé. Nous voudrions que les autres en bénéficient également. C’était six auparavant, mais nous venons d’inaugurer le septième. La souffrance est énorme. Les villages sont très éloignés les uns des autres et il n’existe pratiquement pas de moyens de transport pour évacuer les patients », a-t-il expliqué.

Il a souligné également les difficultés accrues pendant la saison des pluies.

« Les marigots sont souvent submergés en hivernage, ce qui complique davantage les déplacements. Les femmes enceintes souffrent énormément à cause de l’état dégradé des routes. Sur les 44 secteurs de Sibiribaro, aucun ne dispose d’un poste de santé », a-t-il ajouté.

À cette carence d’infrastructures s’ajoute un autre problème majeur : le manque de personnel qualifié et fonctionnaire. Les agents de santé qui officient dans les sept postes existants sont tous des bénévoles, non engagés à la fonction publique. Ils travaillent dans des conditions très difficiles.

Dans cette zone où l’économie repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage à faible rendement, les revenus des ménages restent très limités, rendant l’accès aux soins encore plus difficile. Pour les responsables communautaires, il devient urgent que des efforts conjugués soient déployés par l’État et ses partenaires afin de doter les districts non couverts de postes de santé fonctionnels et de personnel qualifié.

Dans la sous-préfecture de Sibiribaro, l’amélioration de l’offre de soins n’est plus un luxe, mais une nécessité vitale pour des milliers de citoyens confrontés quotidiennement à la maladie, à l’isolement et à la précarité sanitaire.

Kaïn Naboun TRAORÉ pour Guineematin.com 

Tel : (+224) 621144 891

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