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« A Sibiribaro, c’est un enseignant, une école. Si l’enseignant est malade ou muté, c’est que l’école est fermée. C’est ce problème-là que nous avons. Sans quoi, au niveau de l’infrastructure, il y a des villages même qui sont en train de construire », déplore le DSE.
La sous-préfecture de Sibiribaro est située à environ 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kérouané. Elle compte 14 districts avec une population estimée à plus de 21 530 habitants. Cette localité agropastorale est confrontée à un manque criant d’enseignants. Une situation qui impacte gravement le fonctionnement des écoles élémentaires et compromet l’accès à une éducation de qualité pour des centaines d’enfants, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Selon les statistiques fournies par Sékou Condé, directeur sous-préfectoral de l’Éducation (DSE) de Sibiribaro, la localité compte 26 écoles élémentaires, dont 7 écoles franco-arabes. Pourtant, les ressources humaines restent largement insuffisantes.
Sékou Condé, directeur sous-préfectoral de l’éducation de Sibiribaro« Au niveau du personnel, il y a 21 titulaires dont 4 femmes. Les contractuels communautaires, il y en a 17 dont 2 femmes », a-t-il précisé.
Dans plusieurs écoles, c’est un seul enseignant qui assure l’ensemble des classes.
« A Sibiribaro, c’est un enseignant, une école. Si l’enseignant est malade ou muté, c’est que l’école est fermée. C’est ce problème-là que nous avons. Sans quoi, au niveau de l’infrastructure, il y a des villages même qui sont en train de construire », déplore le DSE.
Par ailleurs, la scolarisation des jeunes filles demeure un défi majeur. Le cycle primaire est rarement achevé par les filles.
« En général, en sixième année, les filles se présentent à l’examen d’entrée en septième année pour la forme. Beaucoup sont déjà fiancées et reviennent à l’école uniquement en attendant le mariage », a confié Sékou Condé.
Cette réalité explique la forte disparité observée entre filles et garçons au niveau du collège, où les effectifs féminins sont nettement inférieurs.
Face à cette situation, Sékou Condé lance un appel pressant aux autorités éducatives. Il a souligné l’urgence d’un redéploiement ou d’un recrutement afin de sauver l’école à Sibiribaro et garantir la continuité des cours dans cette zone rurale enclavée.
De retour à Sibiribaro (Kérouané), Kaïn Naboun TRAORÉ envoyé spécial de Guineematin.com
Tel : (+224) 621144 891
The post Sibiribaro (Kérouané) : des écoles en péril faute d’enseignants first appeared on Guineematin.com.
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