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Après la manifestation organisée par des habitantes de Töron Banankö contre la présence de troupeaux en transhumance dans leur localité, le sous-préfet de Sabadou-Baranama, Oumar Camara, est sorti de son silence.
Mis en cause par certains manifestants qui l’accusent d’avoir facilité l’installation d’éleveurs maliens dans la zone, l’autorité administrative rejette ces accusations et affirme que ni la sous-préfecture ni la commune n’étaient informées de leur présence au départ.
Ce mercredi, des femmes de la communauté de Töron Banankö, certaines presque nues et portant des foulards rouges en signe de protestation, ont marché dans la ville de Kankan pour dénoncer la destruction de leurs cultures par des troupeaux en transhumance et réclamer la libération de plusieurs habitants arrêtés dans ce contexte.
Interrogé sur ces accusations, le sous-préfet affirme avoir découvert la situation après avoir été alerté par des habitants du district.
« Je vois la foule, mais cela ne m’a pas surpris. Nous sommes en mission pour l’État. Nous avons appris à un moment donné que des éleveurs maliens étaient entrés dans le territoire de Sabadou-Baranama, précisément à Banankö », explique Oumar Camara.
Selon lui, l’information aurait d’abord été signalée par des citoyens au niveau de la commune. Le maire aurait ensuite informé la sous-préfecture de la situation.
« Le maire m’a informé qu’une plainte a été déposée par des citoyens de Banankö qui disaient que des éleveurs maliens étaient installés dans la zone. Nous avons alors décidé d’appeler le président du district pour savoir qui les avait fait entrer », indique-t-il.
D’après l’autorité administrative, l’installation des troupeaux aurait été facilitée localement, sans l’implication de l’administration.
« Le président du district nous a témoigné devant tout le monde que ni la commune ni la sous-préfecture n’étaient informées de leur installation. Ils étaient déjà en brousse depuis un mois avant que nous ne soyons au courant », précise-t-il.
Face à cette situation, le sous-préfet affirme que les autorités locales ont engagé des discussions avec les représentants du village, le maire et les forces de sécurité afin de trouver une solution.
« Nous avons rencontré les sages du village, le maire et la gendarmerie. Nous avons demandé aux éleveurs de quitter la zone. Nous leur avons donné trois jours pour partir, mais ils ont demandé un délai plus long. Finalement, un délai de quinze jours leur aurait été accordé », explique Oumar Camara.
Concernant la somme de 30 millions de francs guinéens évoquée par certains habitants, le sous-préfet indique que cet argent aurait été perçu par des responsables locaux au moment de l’installation des troupeaux.
« Lorsque nous avons demandé au président du district quelle somme il avait reçue pour l’installation des éleveurs, il nous a parlé de 30 millions de francs guinéens. Le maire lui a demandé de rapporter cet argent à la commune afin qu’il soit restitué », soutient-il.
La situation se serait ensuite aggravée après un incident impliquant du bétail. Selon le sous-préfet, des chasseurs du village auraient tiré sur des bœufs appartenant aux éleveurs, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête.
« Nous avons été surpris d’apprendre que des chasseurs étaient allés tirer sur les bœufs. Nous avons dit que ce n’était pas normal. Ce sont les autorités compétentes, notamment la gendarmerie et les éco-gardes, qui sont habilitées à gérer ce type de situation », affirme-t-il.
À la suite de cet incident, la gendarmerie aurait adressé des convocations à plusieurs habitants du village.
« La gendarmerie a envoyé des convocations. J’ai demandé aux personnes concernées d’aller se présenter, mais certaines ont refusé. Cela a ensuite conduit à des arrestations », explique Oumar Camara.
Face aux accusations portées contre lui par une partie de la population, l’autorité administrative insiste sur sa position.
« Je suis innocent dans cette affaire, tout comme la commune. Nous n’avons jamais été informés de l’installation de ces éleveurs au départ », martèle-t-il.
Alors que les tensions restent vives à Töron Banankö, les autorités locales indiquent que la situation est suivie par l’administration préfectorale de Kankan. Les enquêtes se poursuivent afin d’établir les responsabilités et de clarifier les circonstances de ce conflit lié à la transhumance.
Karifa Doumbouya, correspondant à Kankan
L’article Sabadou-Baranama (Kankan) : accusé de soutenir la transhumance, le sous-préfet rejette les accusations est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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