Route Timbi Madina-Ninguélandé (Pita) : un calvaire quotidien pour les usagers

il y a 3 heures 17
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La sous-préfecture de Ninguélandé, relevant de la préfecture de Pita, fait face à de nombreuses difficultés structurelles, dont l’une des plus préoccupantes demeure l’état déplorable de ses infrastructures routières. La route qui relie Timbi Madina à Ninguélandé, et qui continue jusqu’à Doghol Touma, est aujourd’hui synonyme de souffrance, de pannes répétées et de risques permanents pour les populations qui l’empruntent au quotidien. Les usagers interpellent les autorités sur cette route vitale pour eux, surtout que des nombreuses promesses ont été faites pendant la récente campagne électorale, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Sur ce tronçon stratégique, chauffeurs, motards, commerçants et simples voyageurs vivent un véritable calvaire. Entre les cailloux, la poussière étouffante, les fossés et les creux profonds, la circulation devient une épreuve en saison sèche comme en période de pluies. Les véhicules s’abîment, les coûts d’entretien explosent et les maladies respiratoires guettent les usagers.

Alpha Oumar Bah, chauffeur sur la ligne Conakry–Ninguélandé, témoigne des difficultés auxquelles il est confronté presque chaque jour sur cette route devenue impraticable.

Alpha Oumar Bah, chauffeur sur la ligne Conakry–Ninguélandé

« Franchement, on traverse beaucoup de difficultés, on tombe souvent en panne. Ce que nous gagnons ici, franchement, dépend de nos véhicules. Or, il n’y a pas de route. Il y a des cailloux et énormément de poussière. Des fois même, on tombe malade à cause de la poussière. Il y a les cailloux, les fossés, tout ça. Vous avez vu la route, elle est tellement dégradée. Ce sont les pneus, parfois les pivots, les amortisseurs, tout ça. À cause de ça, les cailloux abîment les pneus. Nous voulons de l’aide pour réparer cette route, c’est tout ce dont on a besoin. Franchement, si l’État nous aide à avoir ça, c’est notre besoin actuel. Parce qu’on a trop souffert. On demande l’aide des autorités pour nous aider à réparer cette route », a-t-il plaidé.

Les chauffeurs ne sont pas les seuls à subir les conséquences de cette situation. Les taxi-motards, très nombreux sur cet axe, sont également victimes du mauvais état de la route Timbi Madina-Donghol Touma, en passant par Ninguélandé et Safa. Entre les pannes fréquentes et les dépenses élevées liées à l’entretien, leur activité devient de plus en plus pénible. La poussière, selon eux, provoque des maladies respiratoires, tandis que les pierres et les creux rendent la conduite dangereuse et épuisante.

Abdoulaye Bah, conducteur de taxi-moto

« La route Timbi Madina–Ninguélandé est aujourd’hui en très mauvais état. Il y a beaucoup de difficultés pour circuler ici, parce que ce n’est pas une bonne route. Quand tu quittes Timbi Madina pour aller à Ninguélandé, ou vice-versa, au lieu de faire 40 minutes, tu mets maintenant une heure, voire plus. Il y a beaucoup de difficultés ici. C’est parce que l’État n’a pas mis le bitume. Nous avons adressé de nombreux messages à l’État, mais jusqu’à présent, nous n’avons rien vu. L’État est passé ici pendant la campagne présidentielle du mois de décembre dernier ainsi que lors de la campagne référendaire. Les représentants du gouvernement sont venus, nous sommes allés avec eux jusqu’à Ninguélandé, mais jusqu’à présent, nous n’avons rien constaté. Quand tu empruntes la route Timbi Madina–Ninguélandé, tu vas souffrir. Il y a beaucoup de fossés, beaucoup de pierres et beaucoup de poussière. Parfois, cela abîme les engins, c’est-à-dire nos motos, et parfois cela les met en panne à cause des pierres. Par semaine, nous dépensons 50 000, 100 000, voire 150 000 francs guinéens pour les réparations, parce que lorsque tu vas chez le mécanicien, on te facture souvent à 150 000 voire 200 000 francs guinéens », a expliqué Abdoulaye Bah

Au-delà des difficultés liées au transport, c’est toute la vie socio-économique de la localité qui se trouve paralysée. Boubacar Diallo, communément appelé Docta Safa, souligne les impacts directs de la dégradation de cette route sur le commerce, la santé et la mobilité des populations de Ninguélandé, Safa et Donghol Touma.

Boubacar Diallo dit Docta Safa

« Nous avons un défi à relever en ce qui concerne les infrastructures. Mais pour le moment, je vais vous parler de la route qui mène à Ninguélandé, Safa et Donghol, partant de Timbi Madina. Depuis Pita Centre, on n’a pas eu de bitume. Pour l’instant, nous cherchons d’abord à ce que cette route soit au moins bien reprofilée afin de permettre l’écoulement du soja à Safa. En ce qui concerne le commerce, nous avons beaucoup de choses à vendre, mais compte tenu de l’état de la route, on est coincé ici, rien ne bouge. Concernant la santé, les malades ont d’énormes difficultés pour se soigner. Vous savez, il y a au moins 18 kilomètres entre Safa et Ninguélandé. S’il y a un malade ici, nous avons un centre de santé, mais on ne peut pas l’hospitaliser faute de médecins. On est donc obligé d’aller de Timbi Madina jusqu’à Pita. De Safa à Pita, on peut faire 3 à 4, voire 5 heures de temps. Si le patient est gravement malade, il risque de perdre sa vie ici à Safa. Vous voyez, cette route est très fréquentée, mais à cause de son mauvais état, beaucoup préfèrent emprunter une autre voie que la route principale. En ce qui concerne la route entre Ninguélandé, Safa et Donghol Touma, nous demandons aux autorités de bien vouloir nous aider afin que cette route soit reprofilée pour que nous puissions circuler librement », a dit Boubacar Diallo, alias Docta Safa.

Face à cette situation alarmante, les populations de Ninguélandé, de Safa et de Donghol Touma lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Elles demandent, à défaut d’un bitumage immédiat, un reprofilage urgent de cette route afin de soulager les souffrances des usagers, relancer les activités économiques et garantir un accès sécurisé aux soins de santé.

De retour de Ninguélandé, Mamadou Laafa Sow envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: (+224) 622919225

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