Quand croire devient un acte de courage : chronique d’une fidélité assumée à l’aube de la nouvelle Guinée (Par Billy Keïta)

il y a 2 heures 25
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Ils n’y croyaient pas. Lui, si.

Il est des moments dans l’histoire d’une nation où croire n’est pas une évidence, mais un risque. Des instants où la confiance n’est ni populaire, ni confortable, encore moins rentable. Le 27 juin 2022, en pleine tempête de doutes, de suspicions et d’interdictions formelles, j’ai fait un choix : croire là où la majorité doutait, soutenir là où d’autres dénonçaient, assumer là où beaucoup se taisaient.

Ma première tribune, intitulée « Un nouveau président ne suffit pas, il faut un nouveau Guinéen», n’était ni un acte de flatterie, ni une quête de reconnaissance. C’était un cri de conviction, une prise de position citoyenne, presque solitaire, dans un contexte où tout soutien au CNRD et à son Président, le Général Mamadi Doumbouya, était strictement interdit par communiqué du Chef d’État-Major.

À cette époque, croire au Général Doumbouya relevait presque de l’hérésie publique.
Ceux qui doutaient de lui étaient nombreux.
Ceux qui le détestaient faisaient du bruit.
Moi, je lui ai fait confiance.

Cette tribune m’a valu des incompréhensions, des attaques, des pressions. Sur les réseaux sociaux, les internautes s’en donnaient à cœur joie, interpellant les responsables du CNRD, dénonçant, critiquant, parfois menaçant. Écrire devenait un acte d’exposition, et penser librement, un acte de résistance.

Dans ce climat hostile, Mediaguinee.com s’est distingué avec courage. Ce média fut l’un des tout premiers à m’accompagner dans cette aventure intellectuelle et civique, alors même que toute forme de soutien au CNRD était proscrite. Ce choix éditorial n’était pas anodin : il traduisait une foi profonde dans la liberté d’expression et dans le débat d’idées, même lorsque celui-ci dérange.
Aujourd’hui, le temps a fait son œuvre.

L’histoire, implacable mais juste, commence à parler. Être honoré par le Président Mamadi Doumbouya n’est ni une récompense matérielle, ni un privilège administratif. Ce n’est ni de l’argent, ni un décret, ni un avantage quelconque. C’est infiniment plus fort.

C’est la reconnaissance morale d’un engagement sincère, d’une fidélité fondée sur la conviction et non sur l’opportunisme. J’ai cru en lui dès les premières heures, quand cela coûtait plus que cela ne rapportait. J’ai parlé quand il était plus simple de se taire. J’ai écrit quand écrire exposait.

Aujourd’hui, je me sens honoré, profondément fier, non pas d’avoir eu raison avant les autres, mais d’avoir été du bon côté de l’histoire de la Guinée. Être témoin, acteur modeste mais assumé d’un moment charnière de notre pays, vaut plus que toutes les distinctions.

Cette reconnaissance n’est pas la fin d’un combat, mais la confirmation d’une ligne : celle de la constance, de la foi en la nation et du courage de penser librement.

Aujourd’hui, le Général Mamadi Doumbouya est Président élu de la République de Guinée.
L’histoire, cette juge implacable mais juste, a tranché.

Et lorsque le Président m’honore, ce n’est ni l’argent, ni un décret, ni un privilège administratif qui me touche. Ce qui m’honore profondément, c’est la reconnaissance d’une fidélité précoce, d’une conviction exprimée quand elle coûtait cher, d’un engagement sans calcul.

J’ai cru en lui dès les premières heures, quand croire était une faute. J’ai écrit quand se taire était plus confortable. J’ai soutenu quand le silence protégeait. Aujourd’hui, je me sens honoré,
fier,

et surtout en paix avec ma conscience. Être du bon côté de l’histoire de la Guinée n’a pas de prix.C’est une richesse morale que ni l’or ni le pouvoir ne peuvent acheter.

Car oui, un nouveau président ne suffisait pas. Il fallait et il faut encore un nouveau Guinéen : courageux dans la vérité, constant dans ses convictions, et responsable face à l’histoire.

Et si cette page s’écrit aujourd’hui avec plus de lumière, alors j’accepte, humblement, d’avoir tenu la plume dans l’ombre.

Car au fond, je l’écrivais déjà en 2022, et je le répète aujourd’hui avec encore plus de force : un nouveau président ne suffit pas… il faut un nouveau Guinéen.

Et cette transformation commence toujours par un acte simple, mais rare : oser croire quand tout le monde doute.

Billy KEITA

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