PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]

Les audiences criminelles ont été officiellement ouvertes ce mardi 20 janvier 2026 au tribunal de première instance (TPI) de Kankan. Exceptionnellement délocalisées dans l’enceinte de la Cour d’appel, ces audiences se sont ouvertes lors d’une cérémonie solennelle. C’était en présence des autorités administratives, judiciaires et religieuses, ainsi que de proches de victimes concernées par les dossiers programmés.
Dans son allocution, le président du tribunal, Mamadou Saliou Diakité, a tenu à rassurer l’opinion publique sur la conduite des débats. Il a souligné que les audiences se dérouleront dans le strict respect des règles de droit et des principes d’impartialité. « Aucun innocent ne sera condamné et aucun coupable ne bénéficiera d’un traitement de faveur », a-t-il affirmé, avant de déclarer officiellement ouvertes les audiences criminelles.
Prenant la parole à son tour, le procureur de la République près le TPI de Kankan, Fodé Bintou Keïta, a expliqué que cette session criminelle s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique pénale de lutte contre la criminalité organisée dans le ressort de la Cour d’appel de Kankan. Selon lui, elle vise à permettre à la justice de statuer, en toute clarté, sur des dossiers sensibles, à l’issue de débats contradictoires conduits par des magistrats expérimentés.
Le procureur a précisé que les personnes reconnues coupables répondront de leurs actes conformément à la loi, tandis que celles contre lesquelles les charges ne seront pas établies recouvreront leur liberté. Il a réaffirmé l’engagement du parquet à combattre la criminalité sous toutes ses formes.
Huit dossiers jugés majeurs sont inscrits au rôle de cette session. Ils portent notamment sur des faits de meurtre, de mutilations graves, de vols à main armée, de violences sexuelles sur mineures, d’association de malfaiteurs, de menaces de mort, ainsi que d’autres infractions connexes. L’objectif, selon le parquet, est à la fois de sanctionner les auteurs présumés et de prévenir la récidive de tels actes dans la région.
Parmi les affaires examinées figure un conflit domanial survenu en septembre 2024 dans la localité de Sanana, relevant de la commune rurale de Gbérédou-Baranama. Les affrontements liés à ce litige avaient entraîné la mort d’un enfant et l’amputation du bras d’un autre.
Présent à l’audience, le père des deux victimes de conflit foncier a exprimé son soulagement après de longs mois d’attente. Il a confié placer beaucoup d’espoir dans ce procès et souhaite que toute la lumière soit faite sur les faits, dans la transparence et le respect du droit.
À travers cette session criminelle, les autorités judiciaires de Kankan entendent réaffirmer leur détermination à lutter contre les crimes graves, à renforcer la sécurité des citoyens et à restaurer la confiance du public dans l’institution judiciaire.
.png)
il y a 3 heures
14



















English (US) ·