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« Ko suttini accini addi gere ». Le dicton peul semble trouver un écho particulier cette année. Alors que la tradition républicaine veut que le chef de l’État s’adresse solennellement à la nation chaque 31 décembre, les Guinéens sont restés, contre toute attente, sans message présidentiel pour clore l’année.
L’adresse à la nation constitue pourtant un rendez-vous institutionnel majeur. Elle permet au président de la République de dresser le bilan de l’année écoulée, de fixer le cap et d’annoncer les grandes orientations à venir. En décembre dernier encore, Mamadi Doumbouya y avait affirmé que 2025 serait une année électorale, engageant ainsi le pays sur une trajectoire politique précise.
Depuis près de quinze ans, ce rituel n’avait jamais été interrompu, quelles que soient les circonstances politiques. D’où l’interrogation légitime que suscite cette absence : pourquoi cette rupture cette année ? La question mérite d’autant plus d’être posée que la Guinée sort à peine d’une élection présidentielle largement remportée par le chef de l’État lui-même.
Cette réserve communicationnelle s’inscrit d’ailleurs dans une posture déjà observée durant la campagne électorale. Mamadi Doumbouya avait choisi de ne pas battre campagne sur le terrain, laissant cette mission à ses collaborateurs, notamment au Premier ministre. Un fait inédit dans l’histoire politique récente du pays, où un candidat à la magistrature suprême n’a pas jugé nécessaire d’aller directement à la rencontre des électeurs.
Autant de choix qui interrogent sur la relation du pouvoir avec les usages républicains et sur la place accordée à la parole présidentielle dans un contexte pourtant marqué par d’importants enjeux politiques et institutionnels.
L’article Nouvel An sans adresse à la nation : le choix déroutant de Mamadi Doumbouya est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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il y a 3 heures
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