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L’accès à des soins de santé de qualité demeure un défi majeur dans la sous-préfecture de Sibiribaro, située à 70 kilomètres de la préfecture de Kérouané. Dans cette localité rurale qui compte une population estimée à plus de 27 000 habitants, le centre de santé communal et les postes de santé périphériques font face à de nombreuses insuffisances. Cela affecte lourdement la prise en charge des patients, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Selon Bintou Moussa Traoré, président du Comité d’hygiène et de salubrité de la sous-préfecture de Sibiribaro, le manque de personnel qualifié constitue l’un des problèmes les plus préoccupants.
Moussa Bintou Traoré, président du comité d’hygiène et de salubrité de Sibiribaro (Kérouané)« Nous avons un déficit criant de personnel. Les bénévoles sont les plus nombreux. Il n’y a que deux agents titulaires au centre de santé. Les sages-femmes sont prises en charge par la Banque mondiale, tandis que les autres sont des fonctionnaires stagiaires », a-t-il expliqué.
Le centre de santé de Sibiribaro ne dispose d’aucune ambulance pour l’évacuation des cas d’urgence vers Kérouané.
« Il avait été annoncé que des ambulances seraient mises à la disposition des sous-préfectures périphériques comme Banankoro, Sibiribaro et Soromaya. Jusqu’à présent, nous ne les avons pas vues. Ce sont des motos qui sont utilisées pour transporter les patients », a déplore Bintou Moussa Traoré.
Cette absence de moyens adéquats complique particulièrement la prise en charge des femmes enceintes présentant des signes de danger. Le personnel soignant rencontre d’énormes difficultés pour les référer vers les structures appropriées, notamment le Centre de santé amélioré (CSA) de Banankoro ou l’hôpital préfectoral de Kérouané. À cela s’ajoutent les carences en réactifs et en équipements de laboratoire.
« Le laboratoire est l’œil du consultant. Aujourd’hui, nous devrions disposer de machines pour réaliser des examens comme le Widal ou le TPS. Mais nous n’avons même pas de microscope », a confié un agent du centre de santé.
Les problèmes d’eau et d’électricité aggravent davantage la situation. Les pannes fréquentes du système solaire ont rendu le forage presque inopérant.
« Récemment, lorsque les batteries ont été endommagées, c’est la communauté elle-même qui s’est mobilisée pour acheter huit batteries sur les douze nécessaires. Malgré cela, les insuffisances persistent et le forage ne fonctionne pas correctement. Le personnel est obligé de puiser l’eau manuellement pour l’acheminer vers les services », a témoigné un responsable sanitaire.
La sous-préfecture de Sibiribaro compte sept postes de santé, dont quatre sont intégrés pour la vaccination de routine. Toutefois, tous les agents affectés dans ces structures sont des bénévoles. Aucun n’est recruté à la fonction publique ni sous contrat. Dans la majorité des postes de santé, un seul agent assure l’ensemble des prestations. Au centre de santé, sur les 18 agents présents, seuls deux sont titulaires, les autres sont des bénévoles.
Face à ces nombreuses difficultés, les acteurs locaux lancent un appel pressant aux autorités.
« Nous demandons vraiment au gouvernement guinéen, au président Mamadi Doumbouya et au ministère de la Santé de nous appuyer en équipements, en outils de gestion, ainsi qu’en appui technique et financier pour les agents bénévoles », a plaidé le président du comité d’hygiène et de salubrité du centre de santé de Sibiribaro.
De retour à Sibiribaro (Kérouané), Kaïn Naboun TRAORÉ pour Guineematin.com
Tel : (+22) 621144891
The post Manque de personnel, absence d’ambulance, déficit d’équipements… Les maux du secteur de santé à Sibiribaro first appeared on Guineematin.com.
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