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La ministre de l’enseignement supérieur, et de la recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, a procédé ce samedi à la dédicace de son premier ouvrage au Centre Culturel Franco-guinéen (CCFG). Intitulé »Dre Diaka Sidibé : un parcours, un destin, une conviction », ce livre autobiographique lève le voile sur le parcours, les défis et les réussites d’une femme d’État déterminée.

Édité chez l’Harmattan, cet ouvrage de 175 pages se structure autour d’une préface, de sept chapitres, d’une conclusion, ainsi que d’un album photographique et de nombreux témoignages. Plus qu’un simple récit de vie, il se veut une boussole pour la jeunesse guinéenne.

La cérémonie de dédicace, organisée dans le cadre de la dix-huitième édition des 72 heures du livre, a réuni une audience prestigieuse. Parmi les invités figuraient des membres du gouvernement, dont la ministre de la femme, de la famille et de la solidarité Patricia Lamah, l’ancien ministre de l’Agriculture Mamoudou Nagnalen Barry, des recteurs, des cadres de l’administration, ainsi que des acteurs du monde du livre, des proches et de nombreux étudiants.
L’événement a été rythmé par des prestations artistiques, notamment du slam et des lectures d’extraits, avant de laisser place aux témoignages poignants de ceux qui ont côtoyé l’auteure.

Devant une salle comble, Dre Diaka Sidibé a partagé avec émotion les origines de ce projet littéraire, né en 2022 lors d’une mission en Arabie Saoudite, sous l’impulsion du Dr Oumar Sivory Doumbouya, le directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
« Écrire sur soi, c’est se confronter à ses propres vérités, à ses propres réalités. C’est revivre certains moments que l’on a parfois préféré oublier », a-t-elle confié.

L’auteure a tenu à clarifier le sens de son ascension, insistant sur la valeur de l’effort. Dre Diaka dit haut et fort qu’elle n’a pas gravi les échelons au hasard. « Mon parcours n’est pas celui d’une personne à qui tout a été donné. Je ne suis pas arrivée à des postes de responsabilité par hasard ou par facilité. Chaque étape a été le fruit d’un travail acharné, de sacrifices et d’une discipline rigoureuse », a-t-elle indiqué.
L’un des moments les plus touchants de la cérémonie fut l’anecdote concernant sa fille aînée, Khadija, qui a exigé et obtenu la toute première copie physique de l’ouvrage. Pour la ministre, ce livre est avant tout un outil de transmission destiné à inspirer les jeunes filles et les étudiants qui doutent de leurs capacités.
« Je ne suis pas une parvenue. Mon parcours est le résultat d’un travail acharné, de sacrifices et d’une discipline constante. Si mon histoire permet à un seul jeune de se dire « Moi aussi, c’est possible », alors ce livre aura rempli sa mission », a-t-elle martelé.
Bien que ce livre ne soit pas écrit dans un but lucratif, Dre Diaka Sidibé ne compte pas s’arrêter là. Elle voit en cet ouvrage une porte ouverte vers une nouvelle dimension de sa vie : celle d’écrivaine, au-delà de sa carrière scientifique et politique.
Ce premier livre, dédié à sa famille et à ses mentors, marque le début d’une aventure littéraire que l’auteure souhaite poursuivre pour, dit-elle, exister autrement à travers l’écriture.
Des témoignages vibrants sur son leadership
Plusieurs collaborateurs ont pris la parole pour saluer les qualités humaines de la ministre. Abdoulaye Keita, conseiller au département de l’Enseignement supérieur, a souligné sa sagesse et sa capacité de pardon à travers des anecdotes sur sa gestion humaine des cadres, même envers ceux qui lui avaient causé des difficultés par le passé.
Il a d’ailleurs annoncé l’achat de 100 exemplaires pour les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de Dalaba.
De son côté, Mamoudou Nagnalen Barry, ancien ministre de l’Agriculture, a exprimé son admiration devant la capacité de l’auteure à finaliser un livre malgré les charges ministérielles.

« Être ministre dans de gros départements et réussir à écrire en pleine fonction est un exploit. Diaka est l’exemple que la jeunesse peut délivrer des résultats au sommet de l’État », a-t-il salué.
La cérémonie s’est achevée par une séance de dédicaces, où de nombreux lecteurs ont pu échanger brièvement avec celle qui n’exclut pas de poursuivre sa plume au-delà du cadre scientifique.
Alhassane Fofana et Mouctar Sylla
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il y a 2 heures
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