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Le gouvernement guinéen a annoncé, dans la soirée du vendredi 6 février 2026, la dissolution de quarante formations politiques pour manquement à leurs obligations administratives et juridiques. Parmi les partis concernés figurent des poids lourds de la scène politique nationale, notamment l’UFDG, le RPG Arc-en-ciel et l’UFR, trois formations qui ont dominé la vie politique guinéenne au cours des deux dernières décennies. La décision, signée par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, intervient à moins de trois mois des élections législatives et communales prévues le 26 mai prochain. Au sein de l’opinion publique, cette décision suscite de nombreuses interrogations.
Dans la préfecture de Labé (bastion traditionnel de l’UFDG) cette décision des autorités est perçue comme une stratégie visant à éliminer des adversaires politiques.
Maitre Mamadou kouroula Bah, militant UFDG« Nous nous attendions à cette décision des autorités. Nous savons qu’ils sont nombreux, ces militants et responsables du parti qui ont profité de l’UFDG pour obtenir des avantages. Mais Dieu merci, nous, nous avons toujours gardé notre dignité. Ils ont dissous le parti pour une simple raison : ils savent que l’UFDG dispose d’une popularité exceptionnelle à travers le pays et même à l’international. Ils ont simplement agi pour des calculs politiques. Sinon, personne ne peut comprendre qu’un grand parti comme l’UFDG soit dissous », déplore Mamadou Bah.
Mamadou Saliou Diallo, un autre militant de l’UFDG, fustige la décision des autorités et réaffirme sa fidélité à Cellou Dalein Diallo tout en fustigeant la décision des autorités.
Mamadou Saliou Diallo militant UFDG« A la prise du pouvoir par le CNRD, il était animé de bonnes intentions. Les propositions étaient également bonnes. L’UFDG les a soutenus dans ce sens. Mais au fil du temps, ils se sont égarés en perdant leur feuille de route. À partir de là, il y a eu un divorce entre le parti de l’UFDG et le CNRD. Depuis, le CNRD a inscrit dans son plan d’action, la dissolution du parti. Nous, nous attendions à cela. Tout ce qu’ils peuvent dire aujourd’hui, c’est qu’ils ont dissous le parti, mais ils ne peuvent pas enlever l’amour que nous avons pour lui, ni notre conviction et notre détermination. Nous restons fidèles à Cellou Dalein Diallo, parce que nous sommes convaincus que seul lui, ou quelqu’un ayant les mêmes compétences que lui, peut développer le pays. C’est une décision qui était planifiée depuis longtemps. Nous sommes convaincus que ceux qui ont quitté le parti pour adhérer au gouvernement de Mamadi Doumbouya ont été attirés par cette situation qui était déjà actée depuis longtemps. Il ne restait que l’exécution de la décision », a-t-il soutenu.
De son côté, Amadou Sadio Diallo soutient que cette décision planifiée par les autorités ne vise qu’exclure l’UFDG aux échéances électorales prévues dans quelques mois en Guinée.
Amadou Sadio Diallo, militant UFDG« C’est une décision surprenante pour nous, militants de l’UFDG, parce que le parti était prêt à respecter toutes les exigences liées au renouvellement de ses instances. C’est le ministre lui-même du MATD qui avait empêché la tenue du congrès. À travers cela, ils nous ont montré qu’ils usent de la dictature plutôt que de la démocratie. Mais leur intention est claire : c’est une manière d’empêcher le parti de participer aux élections législatives et aux élections communales. Ils veulent disqualifier le parti afin de choisir eux-mêmes les personnes qu’ils souhaitent voir diriger, contre la volonté des citoyens », a-t-il indiqué.
De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com
The post Labé : la dissolution de l’UFDG perçue par des militants comme une décision antidémocratique first appeared on Guineematin.com.
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