Kidnapping des membres de la famille de Tibou Kamara: la CODDH dénonce et interpelle les autorités (Déclaration)

il y a 3 heures 20
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Au lendemain de l’enlèvement de la mère et de la grande sœur de l’ancien ministre Tibou Kamara, la Coordination des Défenseurs des Droits Humains (CODDH) s’indigne. Dans une déclaration publiée ce vendredi 06 mars 2026, la CODDH condamne fermement ces actes qui s’inscrivent, note-t-elle, dans un contexte de répression systématique des voix dissidentes et de leurs proches.

Pour la CODDH, ces actes de violence et d’intimidation constituent une violation flagrante et inacceptable des lois nationales et des engagements internationaux de la Guinée. La CODDH rappelle solennellement que la Guinée, en tant qu’Etat partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), est tenue de garantir :
• Le droit à la vie (Art. 6 du PIDCP ; Art. 4 de la CADHP) ;
• Le droit à la liberté et à la sécurité, incluant la protection contre toute arrestation ou détention arbitraire (Art. 9 du PIDCP ; Art. 6 de la CADHP).

Face à la gravité de cette situation, la CODDH :
• Saisit solennellement le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme pour qu’une enquête indépendante, sérieuse et impartiale soit immédiatement diligentée afin d’identifier les auteurs de ces enlèvements, de localiser les victimes et de les restituer à leurs familles dans les plus brefs délais ;
• Exige des autorités compétentes une communication transparente et régulière sur l’évolution des enquêtes liées à ces enlèvements ;
• Demande formellement que l’intégrité physique et morale des membres de la famille de Monsieur Tibou CAMARA soit garantie ;
• Réclame la cessation immédiate des interpellations extrajudiciaires menées par des agents cagoulés, pratiques qui sapent les fondements de l’Etat de droit ;
• Exhorte les forces de sécurité au strict respect des procédures légales en vigueur : toute interpellation doit s’effectuer sur la base d’un mandat régulièrement délivré par une autorité judiciaire compétente et toute détention doit avoir lieu dans des lieux officiellement reconnus et déclarés conformément à la loi.

Enfin, la CODDH tient à rappeler solennellement au Premier ministre ainsi qu’au Président de la République leur responsabilité constitutionnelle et leur obligation régalienne de protéger la sécurité et les droits fondamentaux de tous les citoyens guinéens, sans exception ni discrimination. Ces enlèvements, qui frappent des femmes âgées et vulnérables, engagent directement la responsabilité de l’Etat guinéen devant la communauté nationale et internationale.

Ci-dessous la déclaration de la CODDH :

https://mosaiqueguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/declaration_CODDH_enlevement_famille_Tibou_06_03_26.pdf

Mosaiqueguinee.com

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