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La campagne agricole 2026-2027 a été officiellement lancée à Kankan, avec un accent particulier sur la redynamisation de la filière coton.

La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a réaffirmé l’ambition des autorités de repositionner cette culture comme levier économique majeur.
La cérémonie s’est tenue à Bankanlan, district relevant de Karifamoriah, situé à environ 25 km de la préfecture de Kankan. Elle a réuni les autorités administratives, les acteurs du secteur agricole ainsi qu’une forte mobilisation de producteurs.
En déplacement en Haute-Guinée, la ministre a présidé cet événement inscrit dans la dynamique de relance du coton. Face à une foule mobilisée, elle a affiché les ambitions du gouvernement.
« Il y a quelques semaines, nous avons lancé officiellement, en présence du Premier ministre, le début de la campagne agricole à Koba », a-t-elle rappelé, précisant que cette initiative s’inscrit « dans le cadre de la relance de la filière coton ».
Selon elle, cette culture représentait autrefois « le bonheur de la population de la Haute-Guinée », constituant une source importante « d’emploi, de production et de richesse économique ». D’où la nécessité, insiste-t-elle, de « redonner au coton sa gloire d’antan ».
Une mobilisation des acteurs locaux
La cérémonie a mobilisé plusieurs responsables administratifs et acteurs du secteur agricole.
« Nous sommes avec le président de la Chambre de l’Agriculture, avec le président de la Fédération cotonnière de Kankan, avec toutes les autorités locales, le gouverneur, le préfet, le sous-préfet », a indiqué la ministre.

Elle a également inscrit cette relance dans la vision globale du gouvernement, soulignant que « l’importance que le chef de l’État accorde à l’agriculture est aujourd’hui inscrite en premier plan », en lien avec le programme Simandou 2040.
Un appel à l’engagement des producteurs
S’adressant directement aux agriculteurs, Aminata Kaba a lancé un appel à la mobilisation : « Il est important que si nous voulons assurer une souveraineté alimentaire, une sécurité alimentaire pour nos populations, nous acceptons de travailler la terre ».
Elle a insisté sur la nécessité de préserver les équipements et intrants mis à disposition, appelant à « travailler ensemble pour assurer la pérennité » des appuis fournis.
Selon elle, « le gouvernement fait énormément d’efforts pour mettre à disposition des intrants », notamment « des herbicides, des engrais ou encore la mécanisation ». Elle a toutefois souligné la nécessité d’une meilleure organisation du secteur : « Il faudrait que nous puissions identifier qui est agriculteur et qui ne l’est pas ».
Des perspectives économiques et des enjeux environnementaux
Évoquant les opportunités offertes par la filière, la ministre a rappelé que « le coton est une culture d’exportation par excellence », permettant la transformation locale en textile, huile ou savon. « Cette filière est assez porteuse », a-t-elle affirmé.
Elle a néanmoins mis en garde contre certains effets sur les sols, précisant que « le coton appauvrit aussi les sols », et recommandant une cohabitation avec des cultures vivrières et céréalières afin de préserver la fertilité des terres.
Enfin, elle a estimé que cette relance pourrait « créer plus d’emplois dans la région et dans toutes les zones de production », tout en insistant sur la transformation locale pour « exporter le produit fini vers les pays de la sous-région ».
Concluant son intervention, Aminata Kaba a appelé à repositionner le pays dans la production régionale : « Il faudrait qu’aujourd’hui la Guinée puisse prendre sa place parmi les grands producteurs de coton de la sous-région ».
Prenant la parole à son tour, le gouverneur de la région administrative de Kankan, Aly Badra Camara, a rappelé l’importance historique du coton dans l’économie locale.
« La culture du coton constituait une source de revenus pour les populations et contribuait au développement socio-économique à travers la création d’emplois directs et indirects, l’ouverture de pistes rurales et la réalisation d’infrastructures », a-t-il souligné.
Regrettant la baisse de production enregistrée ces dernières années, il a sollicité l’implication personnelle de la ministre afin que la société cotonnière retrouve son prestige d’autrefois et améliore les conditions de vie des paysans.
De son côté, le directeur général de la Société cotonnière de Kankan, Moussa Doumbouya, a affiché les objectifs fixés pour cette nouvelle campagne : « Cette année, nos ambitions sont claires. Nous visons 5 000 hectares afin d’inscrire la filière dans la durabilité et la rentabilité. Comme vous le savez, le social prime énormément dans le coton ».
À travers ce lancement officiel, les autorités entendent insuffler une nouvelle dynamique à une filière longtemps considérée comme un levier majeur de développement économique en Haute-Guinée. Les regards sont désormais tournés vers les résultats attendus de cette campagne.
Karifa Kansan Doumbouya, correspondant à Kankan
620 42 42 96
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