Kankan : à moitié dévêtues, des femmes de Töron-Banankö protestent contre les dégâts liés à la transhumance

il y a 2 heures 16
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Une scène inhabituelle s’est produite dans la matinée de ce mercredi 11 mars devant le bloc administratif de la préfecture de Kankan. Des femmes venues de la localité de Töron-Banankö, dans la sous-préfecture de Sabadou-Baranama, se sont rassemblées pour exprimer leur ras-le-bol face aux conséquences de la présence massive de zébus dans leur zone.

Pour marquer leur colère, certaines manifestantes se sont présentées partiellement dévêtues, un geste symbolique de protestation que l’on retrouve dans certaines traditions locales lorsqu’il s’agit d’interpeller les autorités.

Selon ces femmes, les troupeaux en transhumance provoquent régulièrement d’importants dégâts dans leurs exploitations agricoles. Elles affirment que les champs sont souvent ravagés par les animaux en déplacement, compromettant ainsi les récoltes et les moyens de subsistance de nombreuses familles dont l’économie repose essentiellement sur l’agriculture.

Les protestataires évoquent également une inquiétude grandissante liée à la sécurité dans leur localité. Elles soutiennent que la circulation des zébus autour du village devient de plus en plus préoccupante, certains animaux se montrant parfois agressifs envers les habitants.

Au cours de leur mobilisation, les manifestantes ont aussi mis en cause le sous-préfet de Sabadou-Baranama, qu’elles accusent de fermer les yeux sur la présence de bouviers étrangers, notamment maliens. Elles dénoncent en outre l’interpellation de plusieurs de leurs proches, actuellement détenus dans le cadre des tensions liées à la gestion de la transhumance dans la zone.

À travers cette action, les femmes de Töron-Banankö disent vouloir attirer l’attention des autorités administratives de Kankan afin qu’une solution durable soit trouvée à ce conflit récurrent entre agriculteurs et éleveurs, qui continue d’alimenter les tensions dans la localité.

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