Guinée : vers l’adoption d’une politique nationale de migration

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L’État guinéen à travers le ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger s’apprête à doter la Guinée d’une Politique national de migration.

Ce mercredi 11 mars 2026, avec l’appui d’Expertise France à Conakry et de l’Union européenne à travers ENABEL, le Cadre de concertation nationale sur les migrations (CCNM) a tenu sa première réunion ordinaire de l’année 2026.

Cette réunion permettra, notamment, de présenter et de discuter de la Politique nationale de migrations.

L’objectif du Cadre de concertation est globalement de lutter contre l’immigration irrégulière et de promouvoir des migrations sûres, ordonnées et régulières entre la République de Guinée et les pays de destination. Cette première réunion hautement stratégique, réunit représentants d’institutions publiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile.

« La République de Guinée s’est engagée dans l’élaboration et la mise en œuvre d’instruments stratégiques visant à mieux encadrer et valoriser les dynamiques migratoires. Parmi ces instruments figure la Politique de migration de la République de Guinée, qui vise à promouvoir une approche cohérente et coordonnée de la gouvernance des migrations, en renforçant la contribution de celles-ci au développement national. Dans cette dynamique, le Cadre de concertation national sur les migrations, organe consultatif, a été créé par un décret présidentiel et mis en place depuis le 10 mars 2023. Ce cadre se définit comme une plateforme de concertation et de coordination entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, la société civile ainsi que les autres acteurs concernés », a expliqué le Directeur général des Guinéens établis à l’étranger, Mamadou Saïtiou Barry.

La Politique nationale de migrations est une composante des instruments stratégiques mis en place par les autorités pour mieux encadrer et valoriser les dynamiques migratoires. Au cours de ces deux journées d’échanges et de partage, une série de présentations sur le rôle et les responsabilités des acteurs, ainsi que sur la structure et le mode de fonctionnement du Cadre, est également prévue.

Nicolas Huet, directeur pays de Expertise France, qui encourage un travail d’équipe et concerté, a estimé au cours de son allocution que « travailler ensemble est très important ». Il a, par ailleurs, réitéré la volonté de son institution et celle de l’Union européenne, à travers Enabel, de continuer à appuyer la République de Guinée pour mieux encadrer l’immigration et l’émigration.

C’est le Secrétaire général du ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, l’ambassadeur Abdoulaye Youla qui a présidé cette activité au nom de son ministre Dr Morissanda Kouyaté. Il a affirmé que le Cadre de concertation, qui est un organe consultatif, « vient renforcer la coordination interministérielle pour une gestion efficace des migrations », en cohérence avec le programme Simandou 2040 et le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

« La migration prend aujourd’hui des dimensions nouvelles et complexes. Elle touche à la fois la jeunesse et les femmes, et interpelle notre société. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble, gouvernement, société civile, partenaires internationaux et ONG, pour bâtir une approche concertée, inclusive et durable. (…). Nous avons l’opportunité d’écrire une nouvelle page de l’histoire migratoire de la République de Guinée, une page où la migration devient un vecteur de développement et non une source de vulnérabilité », a-t-il indiqué.

Convaincu que les travaux de ces deux jours permettront de consolider la vision commune sur les migrations et de dégager des orientations concrètes pour une gouvernance migratoire plus efficace, plus humaine et tournée vers le développement du pays, l’ambassadeur Abdoulaye Youla a invité les participants à « s’impliquer activement dans les échanges, à partager leurs expériences et à formuler des propositions constructives ».

Selon lui, cette dynamique permettra à ce cadre de concertation de devenir un véritable outil de transformation sociale et économique.

Par ailleurs, au cours de cette réunion, plusieurs thématiques enrichissantes seront abordées. Il s’agit notamment de la présentation de la politique nationale de migration, de la présentation du plan d’action de la stratégie y afférente.

MohamedNana BANGOURA

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