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Accueillie au sein de cet établissement de référence en matière de recherche biomédicale, la ministre française a visité plusieurs infrastructures, dont le laboratoire de type P3, cofinancé et soutenu par la France. Un équipement de haute sécurité biologique dédié à la détection et à l’étude des pathogènes à haut risque.
«Je suis ici à Conakry notamment pour la cérémonie d’investiture qui a lieu hier, et aujourd’hui j’ai eu la chance de visiter l’Institut Pasteur de Guinée, qui a un laboratoire de type P3 que la France a eu l’honneur de cofinancer et de soutenir », a déclaré Éléonore Caroit.
Au-delà des infrastructures, la ministre a longuement échangé avec les chercheurs et scientifiques guinéens et internationaux, ainsi qu’avec les équipes de l’Agence française de développement (AFD) et de l’« Équipe France », fortement impliquées dans le renforcement du système de santé guinéen.
«J’ai aussi pu m’entretenir avec des chercheurs, avec des scientifiques, avec des membres des équipes de l’AFD et différentes équipes de l’Équipe France qui soutiennent ici en Guinée la construction de quatre hôpitaux dans l’intérieur du pays, et qui soutiennent aussi la recherche fondamentale permettant de détecter les épidémies », a-t-elle souligné.
Ces actions s’inscrivent dans une vision globale de la santé mondiale, fondée sur le concept One Health (Une seule santé), qui relie la santé humaine, animale et environnementale.
«La santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont étroitement liées. On l’a vu avec Ebola, on l’a vu avec la Covid. Ce qui est analysé et étudié ici en Guinée permet de détecter précocement les pandémies et les épidémies», a expliqué la ministre.
La visite a également mis en lumière l’importance de la mobilité des chercheurs et des échanges universitaires entre les deux pays. Des scientifiques français sont actuellement en mission en Guinée, notamment pour l’analyse de la présence de virus dans les eaux usées et au sein des populations animales et humaines, tandis que de nombreux chercheurs guinéens ont effectué leurs études ou leurs travaux de recherche en France.
«On voit aussi l’importance de ces partenariats au niveau universitaire et éducatif », a insisté Éléonore Caroit, saluant une coopération scientifique bilatérale qu’elle qualifie de « très riche ».
Interrogée sur l’impact des tensions budgétaires françaises sur le financement du système de santé guinéen, la ministre a tenu à rassurer. Elle a affirmé que la santé mondiale demeure une priorité stratégique pour la France.
«Malgré une attrition budgétaire, la santé mondiale en est une. Aujourd’hui, avec le retrait des États-Unis, la France est le principal bailleur et soutien financier de la santé guinéenne, et j’en suis très fière », a-t-elle déclaré.
Elle a également appelé à une mobilisation conjointe des États, du secteur privé et des partenaires internationaux, rappelant que « les épidémies et les pandémies n’ont pas de frontières ».
Enfin, Éléonore Caroit a annoncé la tenue du Sommet One Health, prévu le 7 avril prochain à Lyon, qui réunira chercheurs internationaux, organisations telles que l’OMS et acteurs majeurs de la santé mondiale. La Guinée y est attendue, notamment à travers la participation de son ministre de la Santé, rencontré en marge de la cérémonie d’investiture.
Une nouvelle illustration de la place stratégique qu’occupe la Guinée dans les enjeux mondiaux de santé publique et de recherche scientifique, au cœur d’un partenariat franco-guinéen qui ouvrira ses portes dans les jours à venirs
Mayi Cissé
L’article Guinée : « Avec le retrait des États-Unis, la France est le principal bailleur du secteur de la santé », dit Éléonore Caroit est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 3 heures
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