PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
L’investiture du président Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême, ce samedi 17 janvier, marque une étape cruciale vers le retour à l’ordre constitutionnel.
Présent à la cérémonie, Gabriel Haba, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOSCG), a rappelé le rôle de veille que compte tenir son institution face aux nouveaux engagements du chef de l’État.
Pour Gabriel Haba, sa présence à cet événement symbolise l’aboutissement d’un processus électoral après quatre années de transition.
« La société civile a joué un rôle d’observation. Notre présence ici, au-delà de notre devoir de citoyens, vise à continuer de veiller au respect des engagements de l’État à travers le président de la République qui sera investi aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Le président du CNOSCG a réaffirmé son intention de suivre de près l’action présidentielle.
« Nous allons jouer notre rôle de vigies citoyennes et suivre avec rigueur les promesses tenues durant la campagne et lors de cette investiture. Notre rôle est de s’assurer que les gouvernants ne prennent pas des engagements pour berner le peuple, mais bien pour l’aider à avancer », a-t-il assuré.
S’appuyant sur la solennité du moment, l’acteur de la société civile a salué la forte mobilisation, y voyant le signe d’une stabilité retrouvée. Il a également souligné l’efficacité du dispositif sécuritaire.
« Le dispositif actuel est inédit par rapport à ce que nous avons connu durant la période du CNRD. Cela rassure les citoyens qui craignaient d’éventuels débordements. C’est un acte positif à saluer », a-t-il souligné.
Au-delà de la célébration, Gabriel Haba a tenu à rappeler au Président le poids de son serment.
« Le Président doit se rendre compte que tous les Guinéens l’observent. Je pèse mes mots : l’heure n’est pas au triomphalisme. Même s’il a remporté les élections, il est désormais le Président de tous, y compris de ceux qui n’ont pas voté pour lui », a-t-il martelé.
Pour cet acteur de la société civile, le mandat qui s’ouvre doit être celui du rassemblement et de la réconciliation nationale :« Personne ne doit être laissé pour compte. Il faut que toutes les entités secteur privé, société civile, citoyens à la base soient impliquées dans la gouvernance. Comme le dit l’adage : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est contre moi ». L’heure est à la gouvernance participative et inclusive », a-t-il sollicité.
En conclusion, Gabriel Haba a insisté sur le changement de paradigme qu’impose cette nouvelle ère démocratique. Si la transition a pu connaître des entorses aux règles, la nouvelle phase exige une adhésion stricte aux textes.
« Nous entrons dans une phase régie par une Constitution et des lois claires. Le président de la République doit désormais gouverner conformément aux lois de la République et à la nouvelle loi fondamentale », a-t-il conclu.
Alhassane Fofana
.png)
il y a 3 heures
26


















English (US) ·