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En ce début d’année 2026, l’épidémie de mpox demeure une préoccupation sanitaire majeure en Afrique. Selon le dernier rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), publié le 8 décembre 2025, la maladie continue de circuler activement sur le continent, en dépit d’un recul progressif des cas dans certaines régions du monde.
À l’échelle mondiale, l’OMS indique qu’« entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025, 47 980 cas confirmés de mpox et 201 décès ont été rapportés dans 94 pays ». Pour le seul mois d’octobre 2025, « 2 501 nouveaux cas confirmés, dont 12 décès », ont été notifiés, et « environ 75 % de ces cas ont été signalés dans la Région africaine ».
La Guinée figure parmi les pays africains les plus affectés. D’après le rapport, « au 23 novembre 2025, la Guinée a rapporté 1 736 cas confirmés de mpox, incluant six décès », soit un taux de létalité estimé à 0,3 %.
L’OMS précise qu’« après des cas sporadiques fin 2024, une augmentation marquée et une transmission soutenue ont débuté en juin 2025, avec une aggravation en juillet ». Le pic de l’épidémie a été atteint « entre août et septembre, avec plus de 110 cas confirmés par semaine, avant une baisse observée à partir d’octobre».
La propagation de la maladie reste toutefois étendue sur le territoire national. « Dix-huit des 38 districts sanitaires du pays, soit 46 %, ont signalé au moins un cas confirmé », souligne l’OMS, ajoutant que « les communes urbaines de Ratoma et Matoto, à Conakry, demeurent les plus affectées ». Le rapport indique également que « les cas touchent principalement les jeunes adultes âgés de 20 à 39 ans, avec une majorité d’hommes », et précise que les analyses confirment que « le clade IIb du virus MPXV est la seule souche identifiée à ce jour en Guinée ».
Malgré ces données jugées préoccupantes, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) n’a plus communiqué officiellement sur l’évolution du mpox depuis le 29 juillet 2025. À cette date, les bulletins épidémiologiques hebdomadaires, largement consultés par les professionnels de santé, les chercheurs, les médias et les citoyens, ont été retirés discrètement de sa page officielle. En ce début d’année 2026, ce silence prolongé suscite des interrogations quant à la situation réelle de la maladie et aux actions engagées pour protéger les populations.
L’OMS relève néanmoins que « la Guinée a récemment validé son plan national de vaccination contre le mpox » et que « la vaccination des groupes à haut risque est attendue prochainement », sans qu’un calendrier précis n’ait été communiqué.
Au-delà du cas guinéen, le rapport indique que « du 1er janvier au 23 novembre 2025, 28 pays africains ont rapporté 42 147 cas confirmés de mpox, dont 192 décès ». Sur les six dernières semaines analysées, « 21 pays africains ont notifié une transmission active, totalisant 1 734 cas confirmés et 10 décès ».
Les pays ayant enregistré le plus grand nombre de cas récents sont « la République démocratique du Congo, le Libéria, le Ghana, le Kenya et l’Ouganda », même si l’OMS observe « une tendance générale à la baisse » dans ces États. Le Ghana, par exemple, a signalé « 891 cas confirmés et trois décès » et a déjà lancé une campagne de vaccination, avec « plus de 17 000 doses administrées».
Si le risque pour la population générale reste jugé faible, l’OMS met en garde : « lorsque les flambées de mpox ne sont pas rapidement contenues, il existe un risque de transmission communautaire durable ». En Guinée, la question de la communication sanitaire, de la transparence des données et de l’information du public demeure ainsi centrale pour faire face à une maladie qui continue de circuler.
L’article Épidémie de mpox : 1 736 cas confirmés, dont six décès, enregistrés en Guinée en 2025 est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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