En colère, les femmes de Tôron Banankô disent « STOP » à la transhumance des animaux : « Nos champs ne sont pas des pâturages »

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http://Actuguinee.org​/ Le ton est monté d’un cran ce mercredi, 11 mars 2026 à Tôron Banankô, une localité située dans la préfecture de Kankan. Des centaines de femmes, principales forces motrices de l’agriculture locale, ont battu le pavé pour dénoncer les ravages causés par le bétail transhumant. Entre récoltes dévastées et menaces sur la sécurité alimentaire, elles appellent les autorités à une intervention immédiate.


​Dès l’aube, elles étaient nombreuses à converger vers la préfecture de kankan. Armées de leurs outils de travail ou brandissant des branches en signe de protestation, les agricultrices de cette localité située dans la préfecture de Kankan ne décolèrent pas. Le motif de leur courroux est récurrent mais a atteint un point de rupture : le passage incontrôlé de grands troupeaux de bœufs qui transforment, en quelques heures, des mois de labeur en poussière.
« Nous travaillons la terre sous le soleil pour nourrir nos familles et scolariser nos enfants. Mais chaque nuit, des troupeaux entrent dans nos domaines. Nos champs ne sont pas des pâturages ! », s’exclame une manifestante, la voix nouée par l’émotion.
​À Tôron Banankô, l’agriculture de subsistance et les cultures maraîchères sont les poumons de l’économie. La cohabitation avec les éleveurs nomades, souvent venus d’ailleurs, est devenue impossible selon les protestataires. Les clôtures de fortune ne suffisent plus à arrêter les bêtes, et les dommages financiers se chiffrent en millions de francs guinéens. Le passage du bétail ne détruit pas seulement les plantes ; il compacte le sol et détériore les points d’eau, rendant la culture suivante encore plus pénible.

Aussi, les manifestantes pointent du doigt un manque de régulation des couloirs de passage et une impunité apparente pour les propriétaires de bétail.Elles réclament notamment : ​Le balisage strict des zones de pâturage.​L’indemnisation des paysannes dont les cultures ont été détruites.
​Une médiation préfectorale pour fixer des règles de cohabitation durables.

Mohamed DIANÉ pour Actuguinee.org /Tel : 622074075

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