Education: Pépé Balamou appelle à l’application des points de l’accord tripartite

il y a 2 heures 13
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Dans un contexte de tensions persistantes dans le secteur éducatif guinéen, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, Pépé Balamou, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des enseignants confrontés à des blocages de salaires.

Invité de l’émission Guinée Today sur Télé 24, il a d’abord dénoncé des dysfonctionnements liés au fichier unique de gestion. Selon lui, depuis décembre 2023, plusieurs enseignants rencontrent des difficultés pour percevoir leurs salaires en raison du processus d’enrôlement au fichier unique de gestion.

« Certains enseignants, notamment ceux évoluant dans des zones à faible accès à Internet ou ne disposant pas de smartphones, n’ont pas pu s’inscrire sur la plateforme », a-t-il expliqué.

Pépé Balamou précise que le nombre d’enseignants concernés, initialement estimé à 1 700, a été réduit à 183 cas non résolus à ce jour. Il évoque notamment des cas d’enseignants considérés à tort comme ayant abandonné leur poste par le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’État.

« Ce sont des agents bien présents sur le terrain, mais qui n’ont pas été identifiés comme tels », a-t-il déploré, tout en assurant que des démarches sont en cours pour régulariser leur situation.

Par ailleurs, il a également flétri le non-paiement des primes d’incitation pour certains enseignants, malgré le déblocage de leurs salaires.

« Depuis juillet 2025, ces primes ne figurent pas sur leurs bulletins. Or, dans la fonction publique comme dans le secteur privé, c’est le travail qui est payé », a-t-il insisté, évoquant également la question des arriérés.

Abordant le fond du problème, le syndicaliste pointe le statut particulier des enseignants comme étant le « nœud gordien » de la crise. Il rappelle qu’une commission mise en place en septembre a travaillé sur un avant-projet de révision de ce statut. Ce projet prévoit notamment l’introduction de nouvelles primes estimées à 504 milliards de francs guinéens par mois, soit environ 7 000 milliards sur une année.

Un montant jugé trop élevé par les autorités. Selon Pépé Balamou, l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cedy, a transmis le projet tout en prenant ses distances quant à son impact budgétaire. Dans sa correspondance, il aurait précisé que son département ne saurait être tenu responsable des montants alloués aux différentes primes.

Face à cette situation, le syndicaliste appelle à une prise en compte urgente des revendications des enseignants afin d’éviter une aggravation des tensions dans le secteur éducatif.

Sam Bantignel

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