Éducation: l’intersyndicale divisée, Aboubacar Soumah opposé à une grève !

il y a 2 heures 25
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Les cadres de l’intersyndicale de l’éducation entament les discussions de ce vendredi 2 décembre 2026 en rang dispersé. En cause, des dissensions internes profondes et des divergences stratégiques entre la FSPE-SNE et le SLECG sur la conduite à tenir face au gouvernement.

Alors que la FSPE et le SNE prônent la fermeté pour contraindre les autorités à satisfaire leur plateforme revendicative, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) reste formel : il n’est pas question de paralyser le secteur éducatif.

Le président du SLECG, Aboubacar Soumah, est monté au créneau pour inviter le personnel enseignant à se désolidariser de tout mot d’ordre de grève et à reprendre le chemin des classes dès lundi prochain.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, Aboubacar Soumah a affirmé privilégier le dialogue avec le gouvernement, estimant que le fil des négociations n’est pas rompu.

« Nous restons dans notre dynamique de syndicat responsable, respectueux des principes régissant notre fonctionnement. Il est hors de question pour nous de quitter la table des négociations pour déclencher une grève », a-t-il déclaré, rappelant que les cadres de son organisation ont été formés aux techniques de médiation.

Le leader du SLECG justifie la démarche par les avancées déjà obtenues : « ce que nous appliquons, c’est ce que nous avons appris, conformément à nos statuts. Nous ne pouvons pas abandonner des négociations qui ne sont pas bloquées et qui présentent des acquis », a-t-il indiqué.

Depuis le lancement du premier mouvement de débrayage par le tandem FSPE-SNE,  Aboubacar Soumah dit avoir toujours maintenu une ligne claire : le refus de la confrontation. Il a rappelé avoir instruit ses mandants de ne pas suivre le mot d’ordre de grève, une consigne qu’il réitère pour la rentrée de lundi, après plusieurs semaines de congés.

S’exprimant sur les perturbations passées, il a dénoncé les méthodes de ses camarades de FSPE-SNE : « Lundi, nous demandons à tous les enseignants d’être en classe. Les enseignants ont toujours respecté nos instructions, mais le groupe ayant lancé la grève a utilisé la stratégie du jet de pierres pour déloger élèves et professeurs. C’est cela qui a créé la perturbation, sinon toutes les écoles fonctionnaient normalement », a-t-il soutenu.

Aboubacar Soumah a ainsi interpellé l’État sur la nécessité de protéger le milieu scolaire pour permettre la poursuite des cours et des échanges diplomatiques.

« C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités en sécurisant les établissements. Si la sécurité est assurée, les enseignants seront présents », a-t-il assuré.

Il a conclu en rappelant les objectifs à venir de son syndicat dans cette lutte: « Nous allons ouvrir les négociations pour la signature du statut particulier de l’éducation et discuter de tous les points du mémorandum. Tant qu’il n’y a pas de blocage, la grève n’est pas une option », a-t-il martelé.

Alhassane Fofana

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