PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Sur les réseaux sociaux, des messages et vidéos accusent des commerçants peuls, notamment des gérants de kiosques mobile money, d’être responsables de la pénurie de liquidités. Ces discours dangereux réveillent des réflexes de stigmatisation ethnique dans un contexte déjà fragile.
Depuis plusieurs jours, des publications virales prétendent que certains gérants de points de retrait mobile money réserveraient les liquidités à ceux qui s’expriment en pular. Sans preuves solides, ces accusations se répandent rapidement, alimentant une suspicion collective visant une communauté bien identifiée. Dans un pays où les tensions identitaires ont déjà laissé des traces profondes, ces insinuations ne sont pas anodines.
La crise de liquidités, bien réelle, a des causes multiples : contraintes bancaires, déséquilibres dans la circulation du cash ou dysfonctionnements ponctuels dans les circuits de paiement. La réduire à une prétendue « stratégie » d’une communauté relève moins de l’analyse que de la stigmatisation. Ce glissement vers la désignation de boucs émissaires rappelle à quel point les rumeurs peuvent rapidement se transformer en discours de haine.
Face à cette dérive, le silence des autorités interroge. Laisser prospérer des accusations ciblant une communauté entière peut fragiliser davantage la cohésion sociale. Dans une période déjà marquée par de fortes tensions politiques et économiques, il est urgent de rappeler une évidence : aucune crise financière ne saurait justifier la stigmatisation d’un groupe de citoyens.
L’article ÉDITO : Pénurie de liquidités, la foulaphobie et le silence de l’État est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
.png)
il y a 4 heures
15




















English (US) ·