Dr Bano Barry : « La Guinée ne peut pas changer en comptant sur les partenaires financiers »

il y a 2 heures 19
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

http://Actuguinee.org/ Invité de l’émission Grand Angle sur la RTG, Bano Barry, ancien ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire sous le régime d’Alpha Condé, a livré une analyse approfondie sur la durée du mandat présidentiel et la dépendance de la Guinée vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.
D’entrée de jeu, il a rappelé avoir été l’un des premiers à défendre l’idée d’un mandat présidentiel de sept ans en Guinée. « Je suis le premier en Guinée à écrire une tribune et à demander sept ans pour un mandat présidentiel. Vous pouvez vérifier, ok. Personne ne voulait m’écouter », a-t-il affirmé.
Selon lui, cette position s’appuie sur une expérience personnelle et professionnelle acquise aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. « Pourquoi ai-je dit sept ans ? C’est l’expérience que j’ai vécue à l’intérieur de l’État, qui m’a permis de comprendre qu’en réalité, si vous voulez obtenir des résultats, un mandat de cinq ans… », a-t-il expliqué, avant de détailler les contraintes liées à la gestion de l’appareil d’État.
Pour Bano Barry, les premières années d’un mandat sont largement consacrées à l’apprentissage et à la mise en place des équipes. « Quand vous les nommez, le temps de comprendre l’administration, c’est une année. Pour les plus intelligents », a-t-il soutenu.
À cela s’ajoute la question cruciale du financement des politiques publiques. L’ancien ministre s’est montré particulièrement critique sur la dépendance excessive aux partenaires techniques et financiers. « Si vous comptez sur un partenaire technique et financier pour changer votre pays, vous ne le changerez jamais », a-t-il martelé, estimant que le développement doit d’abord reposer sur les ressources et la volonté internes.
Reconnaissant toutefois que l’endettement est souvent inévitable pour les pays en déficit d’infrastructures, Bano Barry souligne que cette option reste fortement encadrée. « Les procédures sont tellement longues et que le processus est tel. En fait, la finalité est beaucoup plus sur le processus que sur les résultats attendus », a-t-il indiqué, en faisant référence aux exigences des institutions financières internationales.
Il rappelle par ailleurs les limites imposées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. « Vous ne pouvez pas vous endetter jusqu’à un certain seuil parce que vous êtes sous la supervision du FMI et de la Banque mondiale », a-t-il expliqué, avant de poser une question centrale . « Un pays qui n’a pas de route, qui n’a pas de chemin de fer, qui n’a pas de port, qui n’a pas pratiquement les infrastructures de base, comment il peut réussir à avoir une base économique, une base de production sans un endettement massif ? »
À travers cette analyse, Bano Barry invite à une réflexion plus large sur les choix politiques et économiques à opérer pour un développement durable, fondé sur la planification, la souveraineté des décisions et des réformes structurelles adaptées aux réalités du pays.
❤ Invitation : Suivez notre chaîne whatsApp en cliquant sur https://whatsapp.com/channel/0029Vb7ryEA7NoZtEAdOgH0z

L’article Dr Bano Barry : « La Guinée ne peut pas changer en comptant sur les partenaires financiers » est apparu en premier sur Actuguinee.org.

Lire l'article en entier