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Dans moins de deux mois, les Guinéens se rendront aux urnes pour élire leurs futurs députés et conseillers communaux. Un scrutin qui s’inscrit dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel. Son organisation est dévolue à la Direction générale des élections (DGE), une institution dont le fonctionnement nécessite, à certains niveaux, l’implication du gouvernement pour favoriser le bon déroulement du processus.
À travers une conférence tenue ce vendredi 27 mars 2026, le porte-parole du gouvernement et son adjointe ont tenu à préciser les responsabilités qui incombent à l’exécutif. « L’organisation technique sera assurée par la Direction générale des élections, qui relève du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Quant au gouvernement, son rôle consiste spécifiquement à assurer le financement du processus électoral, à mettre à disposition les moyens logistiques et sécuritaires nécessaires et à veiller à ce que le cadre légal et institutionnel soit respecté à toutes les étapes du processus », a souligné madame Djami Diallo.
Cette implication, selon elle, vise non seulement à rassurer les électeurs, mais aussi et surtout à conférer de la crédibilité aux résultats qui seront issus des urnes. « Spécifiquement, l’objectif du gouvernement est de créer les conditions pour des élections législatives et communales libres, transparentes et apaisées, permettant à chaque citoyen de s’exprimer dans un climat de confiance et d’élire ses représentants locaux. Nous insistons par ailleurs sur la nécessité d’une collaboration avec toutes les parties prenantes, notamment les partis politiques, la société civile, les médias et les institutions internationales, afin de garantir un processus crédible et inclusif », a-t-elle assuré.
S’agissant de la neutralité à observer lors de la campagne électorale, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que les membres du gouvernement sont avant tout des acteurs politiques. Contrairement à l’interdiction qui leur a été faite de se porter candidats, aucune restriction ne leur a été imposée quant à leur participation à la campagne en soutien à leurs candidats.
« Si l’on me demandait mon avis, je dirais que je ne suis pas favorable au fait de rendre les ministres inéligibles, c’est-à-dire de leur interdire même d’être candidats. Mais puisque nous avons le droit de faire campagne dans nos localités pour soutenir certains candidats, nous le ferons. C’est le minimum. Il ne faut pas oublier qu’un ministre est un homme politique. Nous ne sommes pas des acteurs d’ONG, ce sont des acteurs politiques qui ont fait le choix de soutenir une certaine orientation et des acteurs sur le terrain. S’il y avait une déconnexion totale entre le ministre et l’action sur le terrain, il serait difficile de gouverner. Moi, personnellement, j’ai envie d’aller sur le terrain pour apporter mon soutien partout où cela est possible. Il n’est donc pas exclu de me voir participer à des meetings au profit de ceux que nous soutenons », a averti le porte-parole du gouvernement.
Lébêré Baldé
L’article Double scrutin du 24 mai 2026 : « Je ne suis pas favorable au fait de rendre les ministres inéligibles » (Ousmane Gaoual Diallo) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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