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Les autorités locales et la police ont lancé une opération de dégagement des encombrants physiques le long de plusieurs artères de Conakry à quelques jours de l’investiture du président de la République.
Ce passage des hommes en uniforme a laissé beaucoup d’occupants dans la détresse.
Ce samedi 10 janvier 2025, Mamadou Bah, boutiquier a été surpris de voir les agents de sécurité devant sa boutique. Juste après il a vu sa devanture cassé. L’homme n’est pas contre l’opération, mais déplore la manière.
“Ça a été une surprise pour moi. C’est ce matin que les forces de sécurité sont venues me dire que ma devanture devait être dégagée. Le premier groupe a dit que je n’étais pas concerné mais le second est venu ordonné à ce qu’on casse tout. On n’a pas été prévenu. Si j’étais averti, j’allais prendre des dispositions. Parce que c’est de l’argent investi. Les deux devantures m’avaient coûté deux millions. Nous demandons aux autorités, pour des cas comme ça, il faut nous avertir. Ou bien de penser à nous dédommager », a-t-il sollicité.
Sur la transversale Nongo-Cosa, les occupants des abords de routes, n’ont également pas été épargnés.
Contrairement aux autres, Ibrahima Bah, vulcanisateur a été averti. Le jeune est installé à Nongo depuis plusieurs années. Il a été demandé de quitter les lieux. Bien qu’il n’ait rien perdu mais son inquiétude, c’est où aller.
« Ils sont venus hier nous dire de déguerpir les bordures de la route et de tout nettoyer. Ce matin, ils sont venus nous dire de dégager. Moi aussi j’ai arrangé toutes mes affaires et les classer. Maintenant je n’ai plus où aller alors que j’ai une famille à nous nourrir. Notre préoccupation maintenant, c’est que les autorités nous laissent continuer nos activités ici. Parce que moi, je ne connais nulle part », a-t-il souligné.
Trouvé assise dans l’une des parties éparses de son restaurant sis à Petit Simbaya dans la commune de Lambanyi, Hadja Mariame Touré affiche un visage de désolation. Elle dit avoir perdu des millions alors qu’elle et ses 5 enfants scolarisés n’avaient que cette seule source de revenus.
“On a vu des forces de sécurité venir décoiffer nos places aux environs de 9h sans aucun avertissement. On leur a demandé pourquoi il ne nous ont pas averti. Après ils nous ont menacé de nous enfermer si on ne se tait pas. Moi par exemple, j’avais payé une avance de trois mois. Chez moi par exemple, ils ont gâté mes jus. Seulement pour la journée d’aujourd’hui, j’avais dépensé des millions pour le menu. Mais tout ça là est parti en l’air », indique t-elle.
À signaler que cette opération de déguerpissement concerne plusieurs zones le long de l’axe Kaloum-Nongo en passant par l’autoroute Fidel Castro.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 13 heures
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