Déclaration des biens : premier test de crédibilité pour Mamadi Doumbouya

il y a 3 heures 16
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Élu président de la République à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, Mamadi Doumbouya a officiellement prêté serment le 17 janvier 2026 au stade général Lansana Conté de Nongo, marquant ainsi son entrée en fonction à la tête de l’État.

Dans son discours d’investiture, l’ancien chef de la junte, devenu président élu, a pris des engagements forts en matière de gouvernance et d’éthique publique. Il a notamment promis d’ériger l’intégrité et l’exemplarité en principes cardinaux de son action. « Je m’engage à gouverner avec intégrité, justice et responsabilité. L’État sera respecté parce qu’il sera juste. L’autorité sera forte parce qu’elle sera exemplaire », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette profession de foi, le chef de l’État est désormais tenu de se conformer à une exigence constitutionnelle majeure : la déclaration de ses biens. L’article 60 de la Constitution impose en effet au président de la République de déposer, auprès de la Cour constitutionnelle, une déclaration écrite et sur l’honneur de son patrimoine. Cette formalité doit être accomplie dans un délai n’excédant pas dix (10) jours à compter de l’investiture, puis renouvelée dans les mêmes délais à la fin du mandat.

« Au début de son mandat, le Président de la République dépose à la Cour constitutionnelle, dans un délai n’excédant pas dix (10) jours, à compter de son investiture, la déclaration écrite, sur l’honneur, de ses biens. À la fin de son mandat, il dépose à la Cour constitutionnelle, dans un délai n’excédant pas dix (10) jours, la déclaration écrite, sur l’honneur, de ses biens », précise la loi fondamentale.

Reste à savoir si Mamadi Doumbouya se pliera effectivement à cette obligation constitutionnelle ou s’il choisira de s’en affranchir. À ce stade, la question demeure sans réponse.

Cette interrogation est d’autant plus légitime que, par le passé, Mamadi Doumbouya et les membres de son gouvernement avaient déjà été épinglés pour non-respect du décret D/2020/072/PRG/SGG du 30 mars 2020, relatif à la déclaration d’actifs, de biens ou de patrimoine, auquel ils étaient pourtant assujettis.

Dans un contexte où la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance sont érigées en priorités nationales, la déclaration de biens du président pourrait constituer un signal fort, voire un test de crédibilité, pour le nouveau pouvoir.

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