CRIEF : Mohamed Lamine Bangoura plaide en vain pour une liberté provisoire

il y a 2 heures 13
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

L’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a de nouveau comparu ce lundi 9 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Poursuivi pour le détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, l’ex-haut responsable a sollicité une liberté provisoire, une demande que la cour a immédiatement rejetée.

Au cours de l’audience, Mohamed Lamine Bangoura a principalement répondu aux questions portant sur l’acquisition de ses biens et la gestion des fonds alloués à la Cour constitutionnelle.

Revenant sur la subvention de 20 milliards de francs guinéens accordée à l’institution, il a expliqué que ces fonds servaient à couvrir plusieurs charges liées au fonctionnement de la Cour.

Selon lui, la répartition de cette subvention concernait l’ensemble du personnel, y compris les gardiens, les plantons et les agents d’appui. Il a précisé que les paiements étaient effectués en espèces.

L’ancien président de l’institution a également affirmé qu’environ 11 milliards de francs guinéens étaient consacrés chaque année au paiement du loyer du siège de la Cour constitutionnelle. Il a par ailleurs soutenu que seuls 1,2 milliard de francs guinéens transitaient effectivement par le compte bancaire de l’institution.

Devant la cour, Mohamed Lamine Bangoura est également sur la provenance de ses différentes sources de revenus, affirmant qu’il disposait de plusieurs opportunités professionnelles avant sa nomination à la tête de la Cour constitutionnelle.

Il a notamment indiqué percevoir : 75 millions de francs guinéens par mois en tant que président de la Cour constitutionnelle ;9 millions de francs guinéens pour ses activités d’enseignement à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, où il exerçait comme doyen de faculté ; une subvention trimestrielle de 150 millions de francs guinéens, destinée selon lui à couvrir des dépenses liées notamment à la santé et au logement ; une prime mensuelle de 20 millions de francs guinéens.

Placée sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry depuis le 15 décembre 2022, la défense de Mohamed Lamine Bangoura a une nouvelle fois sollicité sa mise en liberté provisoire.

« Compte tenu de ma situation carcérale, j’ai déjà bénéficié de quatre décisions de mise en liberté qui n’ont jamais été exécutées. Je suis aujourd’hui le seul détenu parmi les anciens dignitaires », a déclaré l’ancien président de la Cour constitutionnelle devant les juges.

Son avocat, Me Facinet Soumah, a assuré que son client ne présente aucun risque de fuite et qu’il reste disposé à se conformer aux décisions de la justice.

Mais le président de la chambre de jugement, le juge Yacouba Conté, a rejeté la requête. Il a par ailleurs ordonné à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) de transmettre les relevés bancaires de la Cour constitutionnelle couvrant la période d’octobre 2018 à septembre 2021.

L’affaire a été renvoyée au 18 mars prochain pour la suite des débats.

L’article CRIEF : Mohamed Lamine Bangoura plaide en vain pour une liberté provisoire est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.

Lire l'article en entier