Conakry : la cellule genre et équité de l’Université Gamal Abdel Nasser célèbre le mois de la femme à travers une conférence-débat

il y a 2 heures 13
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« Droit, justice et action pour toutes les femmes et filles, dans une approche inclusive garantissant l’égalité des chances sans discrimination », tel est le thème d’une conférence-débat tenue ce mardi 31 mars à Conakry, à l’occasion du mois de la femme. Organisée par la cellule genre et équité de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, cette rencontre a réuni des étudiant(e)s, des enseignant(e)s ainsi que le personnel administratif de l’institution.

L’objectif de cette rencontre est de promouvoir l’égalité des chances afin de garantir à chacun et à chacune le respect, la dignité et un accès équitable aux opportunités sans discrimination.

« Cette rencontre ne constitue pas seulement un cadre d’échange académique, elle s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation sociale ou l’université doit être l’avant garde de la promotion de l’égalité et de la justice. Aujourd’hui nous célébrons le courage, la résilience, mais surtout nous réaffirmons une conviction fondamentale: «la justice pour les femmes n’est pas une faveur, c’est un droit», a fait savoir Dr Mariama Camara, cheffe de service genre et équité de l’Université Gamal.

Selon elle, malgré les avancées en matière de promotion des droits des femmes, des défis subsistent. C’est pourquoi elle appelle à une approche inclusive. « Parler de droit et de justice pour les femmes et les filles, c’est reconnaître que malgré des avancées réelles, des inégalités persistent et continuent d’entraver leur pleine participation dans la société et dans nos institutions académiques. L’approche inclusive que nous défendons doit être globale et non sélective. Elle implique de reconnaître toutes les femmes de notre communauté universitaire (les cadres, les enseignantes, les étudiantes mais aussi les agentes d’entretien et les personnes à mobilité réduite dont la contribution est essentielle bien que souvent peut visible», a lancé dame Mariama.

Quant à Mariam Beavogui, vice-rectrice chargée de la recherche à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, elle évoque la portée évocatrice du thème: « Un thème très évocateur, parce qu’il appelle à une accélération urgente de l’égalité réelle. Elle vise à démanteler les obstacles structurelles et à mettre fin à l’impunité des violences et garantir l’autorisation sans discrimination pour chaque femme y compris les plus marginalisées. La promotion des droits et la justice est un impératif dans la lutte pour les mêmes droits et les mêmes justices pour tous. Car la justice est le pilier indispensable pour transformer les droits formels et pouvoir concret, en assurant une protection juridique effective contre les violences, l’exploitation et les inégalités structurelles», a-t-elle mentionné avant d’interpeller « Aujourd’hui, il est temps de mener des actions inclusives, il ne suffit plus de reconnaître les droits, il faut agir pour les garantir. Et cela implique l’approche inclusive pour toute qui prend en compte les besoins des femmes déplacées, immigrantes et celles confrontées à des discriminations croisées», a-t-elle ajouté.

Figurant parmi les conférencière, Dr Fatoumata Sylla, directrice générale de la recherche scientifique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique invite toutes les parties à oser dénoncer les violences en milieu universitaire.

« Nous sommes dans une période où il faut oser déclarer et dénoncer. Nous sommes dans un milieu universitaire où il y a beaucoup de violences qui se passent, et les jeunes filles, les femmes ont les difficultés de dénoncer par peur des pressions sociales et culturelles. Il faut aujourd’hui éveiller la conscience de ces jeunes filles pour qu’elles comprennent non seulement leur droit, mais ensuite qu’elles sachent qu’elles ont la possibilité de ne plus se taire, de ne plus avoir peur, mais plutôt qu’elles ont la possibilité de dénoncer. Et aussi que les camarades garçons qui sont à côté aient aussi le courage d’accompagner, de soutenir ces jeunes filles dans ce combat. Il faut les faire comprendre les mécanismes qui sont mis en place pour la prise en charge de ces genres de situation», a-t-elle invité.

Poursuivant, elle met l’accent sur les avancées réalisées: «Il y a beaucoup plus d’avancées qui se passent au niveau du ministère par exemple: nous avons une cellule genre et équité, qui aujourd’hui ait parvenue à implanter ses structures genre dans la plus part des institutions d’enseignement supérieur, mais aussi dans les structures de recherche scientifique et les centres de documentation. Ces cellules travaillent d’arrache-pied pour mettre œuvre la politique du gouvernement en matière de protection de la fille et de la femme en République de Guinée», a-t-elle précisé.

À noter que cette année le thème de la journée internationale des défini par l’ONU est «Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles».

Mansaré Soumah Naby Moussa

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