Cheikh Yérim Seck et la Guinée : quand la rancune se déguise en journalisme (Par le citoyen Mory Condé) 

il y a 2 heures 13
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Il y a des voix qui résonnent parce qu’elles portent la vérité. Il y en a d’autres qui s’élèvent parce qu’elles n’ont pas été payées. Cheikh Yérim Seck, chroniqueur sénégalais autoproclamé “voix qui éclaire dans la poussière”, appartient manifestement à la seconde catégorie. Sa chronique diffusée sur Senegal7 le 22 avril 2026, intitulée “Fin très proche du régime Doumbouya en Guinée”, n’est pas un acte journalistique. C’est un règlement de comptes déguisé en analyse politique, l’ultime manifestation d’une rancune qui n’a pas trouvé preneur.

Un homme au passé encombrant

Avant de juger la Guinée, permettons-nous d’examiner celui qui prétend la juger. Car les mémoires sont longues. Moussa Dadis Camara, ancien président de la transition guinéenne, avait publiquement qualifié Yérim Seck d’“escroc” et dénoncé ses tentatives de soutirer des fonds de 500 milles euro par trimestre pour dit-il vendre une image positive de ce dernier. Plus récemment, des observateurs guinéens et sénégalais ont unanimement dénoncé son mode opératoire mercenaire : approcher les gouvernants, monnayer la bienveillance de sa plume, et punir par la dénigration tous ceux qui refusent de se plier à ses exigences financières.

Ce schéma s’est reproduit à l’identique avec les autorités guinéennes actuelles. Après des démarches infructueuses auprès de plusieurs responsables de la République qui lui ont fermement opposé une fin de non-recevoir, Yérim Seck a sorti sa plume non pas pour informer, mais pour se venger. Ce que l’opinion doit comprendre est simple : quand les billets de banque sont refusés, les “révélations explosives” arrivent. Ce n’est pas du journalisme. C’est de l’extorsion morale.

Des accusations sans preuves ni honneur

La chronique du 22 avril accumule les accusations les plus graves, meurtre, torture, trafic de drogue, cancer “en phase terminale” du Président sans produire un seul document, une seule source identifiée, un seul témoignage vérifiable. Les observateurs guinéens eux-mêmes ont été unanimes : “Cheick Yérim Seck annonce la fin du régime Doumbouya sans preuve, sans source, sans honneur.”

Un journaliste digne de ce nom documente, confronte ses sources, offre un droit de réponse. Yérim Seck profère, assène et condamne depuis Dakar, en sécurité, sans jamais avoir mis les pieds sur le terrain guinéen pour vérifier ce qu’il prétend révéler. Ses propres aveux biographiques sont éloquents : la Guinée n’est pour lui qu’un terrain d’exploitation qu’il a fréquenté de 1995 à 2000 pour y faire carrière et y percevoir des revenus. Aujourd’hui que ce marché lui est fermé, il le dénigre.

Pendant ce temps, la Guinée avance

Ce que Yérim Seck ne veut pas voir ou refuse délibérément de montrer à son audience c’est la réalité d’une Guinée en mouvement profond.

Le 18 avril 2026, à peine quatre jours avant sa chronique venimeuse, le Président Mamadi Doumbouya recevait le Super Prix “Grand Bâtisseur 2026” aux Africa Roads & Bridges Awards, une distinction internationale qui consacre l’effort sans précédent de construction d’infrastructures engagé sous sa conduite. Yérim Seck a-t-il jugé bon de mentionner cela dans sa chronique ? Naturellement non.

Le 13 mars 2026, l’agence de notation financière Standard & Poor’s relevait la perspective de la Guinée de “Stable” à “Positive”, tout en confirmant la notation souveraine à B+. Ce signal fort des marchés internationaux témoigne de la solidité croissante de l’économie guinéenne et de la confiance que lui accordent les institutions financières mondiales. Un pays que l’on dit “agonisant” n’obtient pas une telle reconnaissance.

Sur le terrain, le projet Simandou, le plus grand projet minier de fer jamais entrepris au monde, avance à marche forcée : construction de la mine achevée à 62% fin 2025, premières locomotives arrivées sur le sol guinéen, premières stations ferroviaires du TransGuinéen attendues avant fin 2026. Ce chantier titanesque transforme en profondeur l’économie nationale et repositionne la Guinée comme une puissance minière de premier rang sur la scène mondiale.

La bonne gouvernance, une réalité institutionnelle

Le Président Doumbouya a également placé la bonne gouvernance au centre de son action. La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) en est la manifestation la plus concrète : recenment reformée dans le but de le rendre plus performant, elle a ouvert un numéro vert dédié aux dénonciations et a annoncé publiquement que “personne ne sera épargné”. Dans le même sens, la Guinée a gagné 8 places dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International en 2024, passant de la 141ème à la 133ème place. Ce sont des progrès mesurables, vérifiables, documentés à l’opposé des élucubrations non sourcées de mercenaire alimentaire Yérim Seck.

Le peuple de Guinée ne se laisse pas instrumentaliser

Le peuple de Guinée, plus 17 millions d’hommes et de femmes qui construisent chaque jour leur avenir, croit à ses dirigeants et sait faire la différence entre la critique légitime et la manipulation intéressée. Il n’a besoin ni de la bienveillance tarifée ni des prophéties vengeresses d’un chroniqueur dakarois dont les services n’ont pas trouvé preneur.

La Guinée n’est le “chébis” de personne. Elle est une nation souveraine qui avance, qui construit, qui se réforme et qui n’a de compte à rendre qu’à son peuple, pas aux plumes à louer qui sévissent dans les studios de Dakar.

L’histoire retiendra que lorsque des billets de banque ont été refusés, une “chronique africaine” est née. Ce n’est pas de l’information. C’est de la vengeance habillée en vocation.

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