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Une mission de la CEDEAO en République de Guinée, menée du 12 au 15 mars 2026, s’est penchée sur la cartographie des acteurs non étatiques de la sécurité.
À cette occasion, l’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de la Protection Civile (ORASPC) a transmis un rapport technique pour appuyer les travaux.
Ce document offre une vue d’ensemble du secteur de la sécurité privée en Guinée, en mettant en lumière les différents acteurs impliqués, ainsi que les défis liés à leur encadrement et à leur coordination avec les autorités publiques.
À travers cette contribution, l’ORASPC réaffirme son engagement à accompagner les initiatives de la CEDEAO et des États membres en faveur d’une gouvernance plus efficace et inclusive du secteur de la sécurité.
Depuis sa création, l’ORASPC s’impose comme l’organe central chargé de réguler le secteur. Il délivre les agréments, contrôle les entreprises et veille au respect des règles établies par les textes adoptés entre 2022 et 2023.
Toute société doit ainsi suivre un processus strict, incluant la formation des dirigeants et l’obtention d’une autorisation administrative pour chaque activité exercée.
Le secteur connaît une forte croissance, avec plus de 150 entreprises officiellement recensées en 2022 et un nombre en constante augmentation. Toutefois, une part importante des acteurs évolue encore dans l’informel, notamment dans les zones minières, ce qui complique le contrôle par les autorités.
Les sociétés de sécurité privée jouent essentiellement un rôle préventif : surveillance, gardiennage, protection des biens et des personnes. Elles ne disposent pas de pouvoirs de police, contrairement aux forces publiques, et doivent collaborer avec celles-ci en cas d’incident.
Malgré un cadre juridique jugé globalement solide avec agrément obligatoire, règles strictes et mécanismes de contrôle, plusieurs défis persistent. Parmi eux, il y a le manque de moyens humains et matériels de l’ORASPC, la faible application des textes, le déficit de formation des agents et une coordination institutionnelle encore limitée.
Le rapport recommande ainsi de renforcer les capacités de l’organe de régulation, de lutter contre l’informel, d’améliorer la formation et d’appliquer plus rigoureusement les sanctions. À l’échelle régionale, il appelle également la CEDEAO à harmoniser les réglementations et à soutenir les États membres.
Ci-dessous, la copie du rapport transmis à la mission de la CEDEAO :
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il y a 2 heures
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