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La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a officiellement pris fin ce samedi 18 janvier 2026 au Maroc, pays hôte de la compétition. Une édition marquée par un niveau de jeu jugé élevé, une forte visibilité médiatique et une finale sous haute tension entre le Maroc et le Sénégal, remportée par les Lions de la Téranga au terme des prolongations.
Cependant, au-delà du spectacle sportif, cette CAN restera également dans les mémoires pour les incidents survenus lors de la finale et les nombreuses critiques visant l’arbitrage tout au long du tournoi.
Dans le but de dresser un bilan aussi objectif que possible, la rédaction de Guinee360 a recueilli les analyses de deux journalistes sportifs : Lancé Koivovogui (CIS Médias) et Mamadou Bah, alias Mathé (Radio Nostalgie).
Pour Lancé Koivogui, l’un des principaux enseignements de cette édition réside dans la visibilité internationale renforcée du football africain.
« En termes de visibilité, l’Afrique a gagné des points. La CAN a été largement suivie par de nombreux médias internationaux, y compris ceux qui, auparavant, ne s’y intéressaient pas réellement. C’est un aspect très positif », souligne-t-il.
Sur le plan sportif, le journaliste met en avant un niveau de jeu rarement atteint lors des précédentes éditions.
« Nous avons assisté à une compétition très relevée, avec des équipes de niveaux relativement équilibrés. Le jeu proposé était à la hauteur des grandes compétitions internationales. On sent que les sélections travaillent de plus en plus sérieusement et abordent chaque CAN avec l’ambition de bien faire », analyse-t-il.
Lancé Koivovogui estime par ailleurs que le sacre du Sénégal est pleinement mérité. « Les deux équipes finalistes ont été les plus constantes du tournoi. De très bons matchs ont été disputés et, sur le plan offensif, la compétition a été prolifique avec 128 buts inscrits, contre 119 lors de l’édition précédente. Ce sont là des indicateurs positifs. »
L’arbitrage, principal point noir
Mais ce tableau flatteur est fortement assombri par les polémiques arbitrales. Pour Lancé Koivogui, l’arbitrage a été le véritable talon d’Achille de cette CAN.
« Globalement, l’arbitrage a été défaillant. Certaines décisions n’ont clairement pas favorisé certaines nations. C’est un véritable scandale qui doit être traité au niveau de la CAF, car pour élever le niveau réel d’une compétition, l’arbitrage est fondamental », tranche-t-il.
De son côté, Mamadou Bah salue l’organisation marocaine.
« Il faut tirer le chapeau au Maroc. De l’ouverture jusqu’à pratiquement la fin, l’organisation a été exemplaire », reconnaît-il, tout en admettant que les incidents survenus lors de la finale ont quelque peu terni l’image de l’événement.
Il met également en avant la richesse sportive de cette CAN, marquée par des équipes joueuses, des révélations et un fait historique majeur : « Pour la première fois, quatre entraîneurs africains étaient présents en demi-finales, et l’un d’eux a remporté le trophée. C’est une immense fierté pour le continent. »
VAR et gouvernance, des interrogations persistantes
Comme son confrère, Mamadou Bah pointe du doigt les insuffisances arbitrales, allant jusqu’à s’interroger sur l’efficacité de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).
« On se demande réellement à quoi a servi la VAR durant cette CAN. Sur des actions très contestées, notamment en finale, ni l’arbitre ni la VAR n’ont pris le temps d’analyser certaines situations, alors que sur d’autres, les décisions ont été prises très rapidement », déplore-t-il.
Selon lui, ces décisions ont contribué à la frustration observée, notamment dans le camp sénégalais, et ont alimenté les incidents de la finale. Il rappelle que ces problèmes ne se sont pas limités à ce seul match.
« Il ne faut pas occulter d’autres rencontres, comme le huitième de finale entre la Tanzanie et le Maroc. De manière générale, l’arbitrage n’a pas été à la hauteur », insiste-t-il.
Plus largement, Mamadou Bah exprime une inquiétude quant à la gouvernance du football africain.
« Aujourd’hui, la CAN semble perdre progressivement son autorité et son identité. On a parfois l’impression que la FIFA a pris le dessus sur le football africain, ce qui est regrettable », estime-t-il, appelant la Confédération africaine de football (CAF) à prendre des mesures fortes pour restaurer sa crédibilité.
Il convient de noter que si la 35ᵉ édition de la CAN 2025 a tenu ses promesses sur les plans sportif et organisationnel, avec une finale intense et une mobilisation médiatique importante, les nombreuses polémiques arbitrales et les incidents de l’ultime rencontre viennent assombrir le tableau d’une compétition censée incarner la vitrine du football africain.
L’article CAN 2025 : entre réussite sportive et polémiques arbitrales, des journalistes sportifs livrent leurs analyses est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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