Boubacar Yacine Diallo dénonce l’ingratitude de certains journalistes : « Ils n’ont pas l’honnêteté de dire la vérité»

il y a 3 heures 24
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Lors d’un entretien accordé à Kaback TV, le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, est sorti de son silence pour dénoncer « le caractère d’ingratitude et le manque d’honnêteté de certains journalistes».

Boubar Yacine Diallo affirme que de nombreux professionnels des médias, une fois sortis de situations délicates grâce à l’intervention de la HAC, restent silencieux ou attribuent le mérite à d’autres, laissant croire que l’institution serait inactive, voire oppressive.

« Je regrette que quand nous réglons les problèmes des journalistes, ils ne communiquent pas », a-t-il déploré.

Pour illustrer ses propos, il évoque un incident survenu à Manéah, impliquant un journaliste, interpellé après s’être rendu dans une zone interdite à la suite d’un éboulement. « Un journaliste a été arrêté à Coyah. J’ai été alerté vers 22h. Il est allé dans une zone interdite et a été détenu à la gendarmerie de Coyah. Quand ils m’ont informé, je me suis adressé au directeur de la DIRPA, Toumani. Il n’a pas dormi jusqu’à une heure, négociant sa libération. À 6h, il m’a rappelé et m’a mis en contact avec le commandant de la gendarmerie, qui a été très coopératif. Le procureur également », a-t-il souligné.

Le président de la HAC poursuit : « On a obtenu la libération du journaliste. Dans la journée, on apprend que le syndicat dit : “on a fait libérer le journaliste”. Et le journaliste n’a pas l’honnêteté de démentir. Moi-même, quand je l’ai appelé, je lui ai envoyé de l’argent pour qu’il déjeune. Il n’a même pas eu le courage de dire ça. Il dit : “le syndicat dit, on l’a libéré”. Si ce n’était pas nous, il allait passer au tribunal. Il n’a pas eu le courage. »

Il revient également sur un autre journaliste interpellé pour diffamation et placé à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). « Un autre qui a diffamé quelqu’un a été mis à la DPJ. Je suis allé moi-même le sortir de l’endroit où il avait passé la nuit avec des malfrats. Je l’ai amené dans le bureau du directeur de la DPJ, qui a été sympathique, et nous l’avons libéré. Il sort, et à peine rentré chez lui, il écrit : “vive la liberté, je suis libre”. Et lui aussi, je lui ai payé le petit déjeuner », raconte-t-il.

Boubacar Yacine Diallo précise ne pas chercher de reconnaissance personnelle, mais insiste sur la nécessité de dire la vérité, dans un contexte où la HAC est régulièrement critiquée pour ses décisions : « Je suis obligé de parler. Parce qu’ils ne disent pas ce qu’il y a. On nous montre comme des oppresseurs, alors que nous réglons leurs problèmes. Lui aussi, on l’a sorti, et dans la journée, on apprend que c’est un ministre qui est venu le sortir. Il n’a pas le courage de dire que le président Laha était là et m’a sorti de la cellule où j’étais avec des malfrats. Il m’a amené dans le bureau du commandant. Voilà des choses que nous faisons à longueur de journée. »

L’article Boubacar Yacine Diallo dénonce l’ingratitude de certains journalistes : « Ils n’ont pas l’honnêteté de dire la vérité» est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.

Lire l'article en entier