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Longtemps restée en léthargie, la Société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéa (SOGUIPAH) s’apprête à renouer avec ses plus beaux jours. Ce mercredi 14 janvier 2025, la Direction générale de cette société anonyme d’État, en présence du ministère de tutelle, a procédé à Conakry au lancement officiel d’un programme de relance et de modernisation de ses activités ainsi que de son outil industriel.

Cette cérémonie de lancement, rehaussée par la présence du ministre de l’économie et des finances, Mourana Soumah, a été l’occasion de faire le point sur les actions de menées en 2025 et de fixer le cap pour un avenir prometteur de la société. Affirmant que l’année 2025 a été une année de vérité, Lucien Dramou, Directeur général de la SOGUIPAH, a indiqué que les actions conduites au cours de cette période charnière « ont permis de poser les fondations indispensables, sans lesquelles aucune relance durable n’est possible ».
Poursuivant son intervention, il a indiqué que l’initiative de mettre en place un programme de relance et de modernisation de la SOGUIPAH découle de la volonté du Gouvernement, en droite ligne avec la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya. Parmi les actions et activités appelées à être relancées et modernisées figure notamment la reprise des travaux de l’usine de transformation de caoutchouc, d’une capacité de 6 tonnes/h, laquelle constitue, selon Lucien Dramou, « un tournant majeur pour la SOGUIPAH ».
Cette action de relance symbolise la restauration progressive des capacités industrielles de la société, la reprise de la transformation locale à plus grande échelle, ainsi que la création de valeur ajoutée au bénéfice des planteurs, des travailleurs et de l’économie nationale. Pour la SOGUIPAH et ses dirigeants, cette usine est bien plus qu’un simple outil de production : elle incarne le retour de la société à sa vocation industrielle, dans une logique de survie, de performance, de durabilité et de compétitivité.

Parallèlement à la relance de l’usine de production de caoutchouc, l’autre annonce phare de cette cérémonie a été le changement de l’identité visuelle de la SOGUIPAH. Le nouveau logo, qui intègre désormais le Ndimba ( le branding national), « s’inscrit dans une dynamique de renouveau ».
Ce changement de logo, a dit le Directeur, n’est pas qu’un simple changement d’image. « Elle traduit notre ambition de bâtir une entreprise moderne et crédible ; rigoureuse dans sa gestion ; responsable dans ses engagements ; et tournée vers la performance et les résultats », a-t-il ajouté.

La ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla, présidant cette rencontre, a, dans sa prise de parole, tout d’abord reconnu les difficultés dans lesquelles la SOGUIPAH se trouvait avant de saluer ce qu’elle a appelé « la volonté assumée de rupture, la détermination claire à tourner la page des pratiques du passé pour engager la SOGUIPAH dans une nouvelle dynamique de gouvernance, de performance et de responsabilité ». Toute chose qui est à l’actif de l’actuelle équipe dirigeante de la société anonyme.
Poursuivant, Mariama Ciré Sylla a déclaré que « les actes posés dans le cadre du programme de relance et de modernisation sont des actes forts et concrets ». C’est pourquoi, a-t-elle assuré, l’État ne faillira pas dans ses engagements.
La relance de l’usine de production de caoutchouc se fera, a insisté la ministre, avec les travailleurs, les transporteurs et les planteurs, qui sont un maillon fort de la chaîne. Concernant ces deux derniers, la volonté de l’État est de « faire des planteurs et des transporteurs des priorités absolues placées au cœur du développement et de la relance de la SOGUIPAH ». Cependant, a-t-elle reconnu, « moderniser la SOGUIPAH, ce n’est pas seulement réhabiliter les infrastructures ».

« C’est aussi instaurer une culture de rigueur, une gestion équitable, une transparence totale et une culture de performance et de résultats. La relance des travaux de l’usine de 6 tonnes marque le retour de la SOGUIPAH à sa vocation industrielle. Elle multiplie par trois la production de l’entreprise. Elle traduit la volonté de l’État d’investir dans la transformation locale, la création de valeur ajoutée et la compétitivité des filières agricoles nationales. (…) Le gouvernement accompagnera la SOGUIPAH, mais cet accompagnement se fera avec des exigences non négociables, à savoir : la rigueur dans la gestion, le respect des règles et des procédures, la responsabilité individuelle et collective, la protection des employés et de l’outil de travail, le respect des engagements pris et des partenaires, notamment les planteurs, les transporteurs et les clients, qu’ils soient revendeurs ou industriels. La confiance de l’État se mérite et se consolide par les résultats. Chers travailleurs de la SOGUIPAH, vous êtes les acteurs principaux de cette relance. Votre discipline, votre engagement et votre sens du devoir feront la différence. La SOGUIPAH ne se relèvera pas par des discours seuls, ni par des investissements isolés, mais par le travail quotidien, la rigueur et l’intégrité », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, cette cérémonie a également été marquée par le démarrage de l’enrôlement biométrique des travailleurs. Ce processus constitue, aux yeux des autorités de la société, une étape déterminante vers la modernisation de la gestion des ressources humaines, afin de permettre une meilleure maîtrise des effectifs, plus d’équité et de transparence, ainsi qu’une gestion conforme aux standards modernes de gouvernance. Dans les prochains jours, la SOGUIPAH sera dotée d’un plan stratégique, toute chose qui permettra à l’entité, de bien gérer cette étape de relance et de modernisation.
MohamedNana BANGOURA
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il y a 3 heures
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